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Félix Galipaux : Pionnier du Monologue Comique et Maître du Théâtre de Boulevard

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Les réseaux sociaux officiels de Félix Galipaux ne sont pas publiquement disponibles (artiste décédé en 1931, époque pré-numérique).

Félix Galipaux est un artiste français majeur du tournant du XXe siècle, reconnu comme l’un des pères fondateurs du monologue comique moderne. Né Félix Martin le 12 décembre 1860 à Bordeaux, cet acteur, dramaturge, écrivain, humoriste et violoniste a marqué le théâtre parisien pendant près de cinquante ans. À une époque où le café-concert et le vaudeville régnaient sur la scène française, Galipaux impose un humour spirituel et littéraire qui annonce les futurs humoristes de scène. Ses monologues ingénieux, ses rôles au Palais-Royal et au Gymnase, ainsi que ses écrits rassemblés dans les célèbres « Galipettes », font de lui une figure incontournable de l’humour français classique.

Félix Galipaux en bref : Lauréat du Conservatoire de Paris avec un premier prix de comédie, Félix Galipaux refuse la Comédie-Française pour embrasser le théâtre de boulevard. De 1886 à 1929, il brille dans des dizaines de pièces au Palais-Royal, au Gymnase et au Vaudeville, incarnant des personnages comiques avec une finesse remarquable. Parallèlement, il se fait connaître comme auteur de monologues spirituels qui préfigurent le stand-up moderne. Ses recueils « Galipettes », publiés entre 1887 et 1930, popularisent ce terme dans la langue française. Collaborateur d’Alphonse Allais et chroniqueur pour Le Figaro, L’Estafette, L’Opinion, L’Echo de Paris et Gil Blas, Galipaux incarne l’élégance de l’humour littéraire parisien. Chevalier de la Légion d’honneur, il s’éteint en 1931 et repose au cimetière du Père-Lachaise (division 93).

Comment un jeune Bordelais promis à la Comédie-Française a-t-il choisi de révolutionner le monologue comique ? Pourquoi Félix Galipaux est-il considéré comme l’ancêtre des stand-uppers français ? Découvrons le parcours de cet artiste raffiné qui a su marier théâtre classique et esprit boulevardier, créant un pont entre deux siècles et deux conceptions du rire.

Chronologie Marquante de Félix Galipaux

  • 1860 – Naissance le 12 décembre à Bordeaux (Gironde)
  • 1866 – Reconnaissance officielle par sa mère Louise Fénélon-Galipaux le 27 avril
  • Années 1870-1880 – Formation au Conservatoire de Paris, premier prix de comédie
  • 1886 – Début au Théâtre de la Renaissance avec « Tailleur pour dames » (rôle de Moulineaux)
  • 1887 – Publication du premier volume des « Galipettes », succès massif
  • 1893-1910 – Âge d’or au théâtre : « Madame Sans-Gêne », « Chantecler », « Miquette et sa mère »
  • 1904 – Collaboration avec Alphonse Allais sur « Monsieur la Pudeur
  • 1904-1921 – Propriétaire de la maison « Les Galipettes » à Brunoy
  • 1912-1924 – Succès dans les opérettes : « Le Comte de Luxembourg », « Léontine Sœurs »
  • 1931 – Décès le 7 décembre à Paris (1er arrondissement), inhumé au cimetière du Père-Lachaise (division 93)

Les Origines de Félix Galipaux : Enfance et Premiers Pas dans l’Humour

Félix Martin voit le jour le 12 décembre 1860 à Bordeaux (Gironde), né de parents inconnus. Il est reconnu par sa mère Louise Fénélon-Galipaux le 27 avril 1866, adoptant ainsi le nom qui le rendra célèbre. Les origines précises de sa famille demeurent peu documentées : aucune source fiable ne mentionne l’identité de son père ni l’existence d’une éventuelle fratrie. Cette discrétion entourant ses premières années témoigne d’une époque où les parcours individuels commençaient souvent dans l’ombre avant de conquérir la lumière des projecteurs.

Le jeune Félix grandit dans le Bordeaux du Second Empire et des débuts de la Troisième République. Doté d’un talent précoce pour la déclamation et l’interprétation, il se destine rapidement au théâtre. Sa famille, bien que les détails manquent, semble soutenir cette vocation artistique. Ainsi, Félix quitte Bordeaux pour rejoindre Paris, capitale incontestée du théâtre français.

À Paris, le jeune homme intègre le prestigieux Conservatoire de Paris, institution qui forme l’élite des comédiens français. Élève appliqué et talentueux, Félix excelle dans les exercices de déclamation et remporte un premier prix de comédie. Cette distinction ouvre traditionnellement les portes de la Comédie-Française, temple du théâtre classique. Toutefois, Félix Galipaux fait un choix audacieux : au lieu d’emprunter la voie royale du théâtre subventionné, il opte pour le Théâtre du Palais-Royal, bastion du vaudeville et de la comédie légère.

Ce choix détermine toute sa carrière. Le Palais-Royal représente alors une scène vivante, populaire, où le public rit aux éclats des situations burlesques et des dialogues enlevés. Par ailleurs, cette orientation vers le théâtre de boulevard permet à Galipaux de développer un style personnel, moins contraint par les codes académiques que la Comédie-Française. Il peut ainsi explorer les possibilités comiques du monologue, cette forme brève où un acteur seul face au public déploie ses talents d’observation et d’imitation.

Le Style Unique de Félix Galipaux : Analyse et Évolution

La Révélation : Comment Félix Galipaux a Conquis le Public

La carrière de Félix Galipaux décolle véritablement en 1886 avec son rôle de Moulineaux dans « Tailleur pour dames » de Georges Feydeau au Théâtre de la Renaissance. Cette comédie de mœurs lui offre l’occasion de démontrer son sens du timing et sa capacité à incarner des personnages bourgeois ridicules avec une justesse remarquable. Le public parisien, friand de ces portraits satiriques de la société contemporaine, adopte immédiatement ce jeune comédien qui allie distinction et fantaisie.

Parallèlement à ses rôles au théâtre, Galipaux développe un répertoire de monologues qu’il interprète dans les salons parisiens et lors de soirées privées. Ces textes courts, spirituels et mordants, rencontrent un succès tel qu’il décide de les publier. En 1887 paraît le premier volume des « Galipettes », recueil de monologues et de récits humoristiques qui devient rapidement un best-seller. Le terme « galipette », désignant à l’origine une cabriole ou une pirouette, prend un sens nouveau : celui d’une courte pièce d’esprit, d’un bon mot jeté avec légèreté. Galipaux popularise ainsi ce mot qui existait probablement dans les parlers de l’Ouest.

Le succès des « Galipettes » propulse Félix Galipaux au rang d’écrivain comique reconnu. Cinq volumes supplémentaires suivront jusqu’en 1930, témoignant d’une créativité constante et d’une popularité durable. Ces publications élargissent considérablement son audience : désormais, ce ne sont plus seulement les spectateurs parisiens qui connaissent Galipaux, mais tous les lecteurs francophones qui savourent ses textes.

Dans les années 1890-1900, Galipaux enchaîne les créations au Théâtre du Gymnase et au Théâtre du Vaudeville. « Madame Sans-Gêne » (1893) de Victorien Sardou et Emile Moreau, « Pension de famille » (1894) de Maurice Donnay, « Viveurs » (1895) de Henri Lavedan, « L’Archiduc Paul » (1902) d’Abel Hermant : chaque nouvelle production confirme son statut d’acteur incontournable du théâtre parisien. Sa silhouette élégante, sa diction impeccable et son jeu sobre tranchent avec la tradition caricaturale du café-concert. Galipaux impose un style où le rire naît de l’intelligence du texte plutôt que de la gestuelle exagérée.

Techniques et Signature Artistique

Le génie de Félix Galipaux réside dans sa capacité à créer du comique par l’esprit pur, sans recourir aux artifices physiques qui dominent alors la scène populaire. Contrairement aux comiques qui se livrent à des pitreries visuelles ou exploitent une particularité physique ou un défaut de prononciation, Galipaux privilégie la finesse du verbe et la subtilité des situations. Il est connu comme monologuiste, équivalent de l’humoriste de spectacle actuel, jouant pour déclencher le rire uniquement sur l’esprit de ses textes. Son style peut se définir ainsi :

  • Monologue littéraire : textes ciselés avec soin, structure narrative rigoureuse
  • Observation sociale : portraits satiriques de la bourgeoisie et des mœurs contemporaines
  • Esprit boulevard : légèreté du ton masquant la profondeur des critiques
  • Élégance scénique : jeu sobre, gestuelle minimale, tout repose sur la voix
  • Langage précis : vocabulaire riche, syntaxe soignée, jeux sur les niveaux de langue
  • Absurde naissant : situations cocasses explorant les limites de la logique quotidienne
  • Auto-dérision : capacité à se moquer de lui-même et de son milieu
  • Rythme maîtrisé : alternance entre accélérations comiques et pauses calculées

Félix Galipaux s’inscrit dans la lignée des grands auteurs comiques du XIXe siècle comme Georges Feydeau et Victorien Sardou, tout en annonçant les humoristes du XXe siècle. Sa collaboration avec Alphonse Allais sur « Monsieur la Pudeur » (1904) illustre son goût pour l’absurde pré-surréaliste. Cette pièce fantaisiste, vaudeville en trois actes écrit avec Alphonse Allais et Paul Bonhomme et créé au théâtre de Cluny le 4 décembre 1903, témoigne d’une audace artistique rare à l’époque.

Son processus créatif semble reposer sur l’observation minutieuse du quotidien. Galipaux puise dans les situations banales qu’il transforme en miniatures comiques. Cette méthode préfigure celle des humoristes observationnels modernes qui extraient le rire du réel ordinaire.

Les Spectacles et Œuvres Cultes de Félix Galipaux

Carrière Théâtrale : Pièces Majeures

La carrière scénique de Félix Galipaux s’étend sur près de quarante-cinq ans, de 1886 à 1931. Les données précises sur le nombre de représentations ou les recettes au guichet font défaut, les archives de l’époque n’ayant pas systématiquement conservé ces informations. Néanmoins, les témoignages concordent sur l’ampleur de son succès populaire.

« Tailleur pour dames » (1886) de Georges Feydeau au Théâtre de la Renaissance marque ses véritables débuts professionnels. Dans le rôle de Moulineaux, Galipaux campe un bourgeois aux prises avec les conventions sociales, thème récurrent du théâtre de boulevard.

« Madame Sans-Gêne » (1893) de Victorien Sardou et Emile Moreau au Théâtre du Vaudeville constitue l’un de ses plus grands triomphes. Cette pièce historico-comique, qui met en scène une blanchisseuse devenue duchesse sous Napoléon, offre à Galipaux l’opportunité de déployer toute sa palette comique. André Warnod rapporte dans Le Figaro une anecdote savoureuse : « Dans la pièce Pension de famille, en 1894, Galipaux était amoureux de Léonie Yahne mais comme dans les coulisses, il faisait la cour à Lucy Gérard, quand ils étaient en scène tous les trois et qu’il avait des choses gentilles à dire à Léonie Yahne, il regardait Lucy Gérard, cela produisait le plus drôle d’effet sentimentalement, il avait l’air de loucher. »

« Chantecler » (1910) d’Edmond Rostand au Théâtre de la Porte-Saint-Martin représente un projet ambitieux. Cette fable animalière, où les animaux d’une basse-cour incarnent différents types humains, permet à Galipaux d’explorer le registre fantaisiste. La pièce est créée le 7 février 1910 et connaît un grand retentissement critique et public.

« Miquette et sa mère » (1910) au Théâtre du Gymnase renoue avec la comédie légère. Cette pièce, qui connaîtra de nombreuses adaptations cinématographiques, témoigne de la capacité de Galipaux à incarner des personnages attachants dans des situations cocasses.

Entre 1912 et 1924, Félix Galipaux aborde également l’opérette, genre musical alors en plein essor. « Le Comte de Luxembourg » (1912) à l’Apollo et « Léontine Sœurs » (1924) démontrent sa polyvalence artistique.

Monologues et Performances

Félix Galipaux et l’acteur Coquelin Cadet popularisent le genre du monologue de music-hall dans les années 1880. Ses monologues, qui font sa réputation, sont parfois enregistrés. Contrairement aux humoristes contemporains dont les performances sont massivement archivées, Galipaux n’a laissé que de rares captations audiovisuelles.

Ses monologues écrits, compilés dans les « Galipettes », constituent son héritage le plus accessible. Ces textes courts mêlent observations sociales, fantaisies verbales et situations absurdes.

Les collaborations de Galipaux méritent une mention particulière. Avec Alphonse Allais, maître de l’absurde littéraire, il co-écrit « Monsieur la Pudeur » (1904), pièce qui explore les contradictions de la morale bourgeoise avec un humour décalé. Plus tard, « La guerre en pantoufles » (1921), co-écrite avec Gabriel Timmory, aborde avec légèreté les séquelles psychologiques de la Première Guerre mondiale. « Nous allons passer une bonne soirée ! » (1928), également co-écrite avec Gabriel Timmory, clôt sa carrière dramaturgique.

Filmographie : Les Débuts du Cinéma

L’arrivée du cinéma à la fin du XIXe siècle offre à Félix Galipaux de nouvelles opportunités. Il participe à plusieurs courts-métrages muets qui témoignent de son adaptabilité aux nouveaux médias. Ces films, souvent de quelques minutes, captent des saynètes comiques jouées face à la caméra.

En 1896, le pionnier du cinéma Émile Reynaud filme Galipaux dans sa routine populaire. Parmi ses films figurent « Le premier cigare du collégien » (1902), « La lettre » (1904) et « Au téléphone » (1906) pour Pathé Frères, parmi les premiers films sonores français. « An Adventurous Automobile Trip » (1905) de Georges Méliès et « Gorgibus et Sganarelle » (1912) s’inspirent de Molière. « Lorena » (1918) est son dernier film documenté.

Galipaux a également réalisé plusieurs enregistrements parlés pour disques gramophone, contribuant ainsi à la préservation de son art pour les générations futures.

Publications et Créations Écrites

L’œuvre littéraire de Félix Galipaux dépasse largement le cadre théâtral. Ses publications témoignent d’une activité d’écrivain soutenue tout au long de sa vie. Les « Galipettes », dont six volumes paraissent entre 1887 et 1930, constituent son monument littéraire. Ces recueils mêlent monologues, récits humoristiques et chroniques d’humeur qui capturent l’esprit parisien de la Belle Époque.

Parmi ses publications :

  • « Galipettes » (1887, Paris, Jules Lévy, préface d’Aurélien Scholl)
  • « Plus que jamais des Galipettes » (1911)
  • « Re-Galipettes, Histoires de théâtre » (1930)
  • « Oh! La Marseillaise ! » (1895, Éditions Fayard)
  • « Pour casinoter. Comédies, saynètes, monologues, fantaisies » (1895, Paris, Paul Ollendorf)
  • « Nos Acteurs dans la rue »
  • « Monologues et récits »
  • « Confetti »
  • « Les sifflets du merle, soliloques gais » (1931, Paris, Librairie théâtrale)
  • « Ceux que j’ai connu » (Tome 1, Éditions Figuière, 1931)
  • « Les souvenirs de Galipaux. (1878-1930) » (Préface de J. Truffier, Éditions Plon, Paris, 1937 – journal intime publié à titre posthume)

Chroniqueur régulier pour Le Figaro, L’Estafette, L’Opinion, L’Echo de Paris et Gil Blas, Galipaux irrigue la presse parisienne de ses articles humoristiques. Il utilise également le pseudonyme Félix Mayran pour certains écrits, ainsi que le pseudonyme collectif Pagalipaux en collaboration avec l’écrivain Henri Pagat.

Félix Galipaux en Coulisses : Personnalité et Méthode de Travail

Derrière l’artiste public se cache un homme cultivé. Félix Galipaux épouse Jeanne Lipmann, avec qui il partage son existence parisienne. Le couple réside dans le 1er arrondissement de Paris, cœur historique de la capitale proche des théâtres où Galipaux se produit régulièrement. Les sources ne mentionnent pas d’enfants.

Entre 1904 et 1921, Galipaux possède une propriété à Brunoy (Seine-et-Oise, actuelle Essonne), rue des Vallées, qu’il baptise « Les Galipettes » en référence à ses célèbres recueils. Cette maison de campagne lui offre un refuge loin de l’agitation parisienne, un lieu propice à l’écriture et à la réflexion.

Son caractère se devine à travers les témoignages de ses contemporains. Homme cultivé et raffiné, Galipaux incarne l’esprit parisien dans ce qu’il a de plus élégant. Son refus de la Comédie-Française au profit du Palais-Royal témoigne d’une indépendance d’esprit rare à l’époque. Plutôt que de suivre la voie honorifique tracée par le Conservatoire, il choisit la liberté créative du théâtre de boulevard.

En privé, Galipaux était un joueur de billard amateur. Il fut également l’un des membres fondateurs du Cercle Funambulesque et était associé au mouvement des Incohérents, témoignant de son goût pour l’avant-garde et l’humour décalé.

Sa méthode de travail repose sur l’observation minutieuse de la société parisienne. Galipaux fréquente les cafés, les salons, les théâtres, glanant matière à ses monologues dans les conversations entendues et les situations observées. Cette ethnographie du quotidien nourrit ses textes d’une authenticité qui explique leur succès auprès du public bourgeois.

L’Héritage de Félix Galipaux : Impact sur l’Humour Français

Influence sur les Nouvelles Générations

Félix Galipaux occupe une place paradoxale dans l’histoire de l’humour français. D’un côté, son nom reste connu des spécialistes et des amateurs d’histoire théâtrale. De l’autre, l’absence d’archives audiovisuelles significatives limite sa postérité auprès du grand public contemporain. Contrairement à des artistes plus récents dont les performances ont été filmées et peuvent circuler sur Internet, Galipaux appartient à cette génération d’acteurs dont on connaît surtout l’œuvre écrite.

Toutefois, son influence sur l’évolution de l’humour français reste indéniable. En imposant le monologue comme forme artistique légitime, Galipaux ouvre la voie aux futurs one-man-shows. Des artistes comme Fernand Raynaud, Raymond Devos ou plus récemment Stéphane De Groodt héritent de cette tradition du comique verbal seul face au public.

La popularisation du terme « galipette » constitue un héritage linguistique durable. Bien que le mot désigne aujourd’hui principalement l’acrobatie physique, il garde dans certains cercles le sens de « bon mot » ou « trait d’esprit ». Cette empreinte langagière témoigne de l’impact culturel d’un artiste dont le nom devient substantif commun.

Place dans le Patrimoine Culturel

La reconnaissance institutionnelle de Félix Galipaux se manifeste par sa distinction comme Chevalier de la Légion d’honneur, haute distinction de la République française. Son inhumation au cimetière du Père-Lachaise, dans la division 93 sous un monument orné de son buste en bronze, témoigne également de son statut d’artiste reconnu.

Les archives du spectacle conservent précieusement la trace de ses créations. Les registres des théâtres parisiens, les critiques de presse de l’époque, les programmes de spectacles constituent autant de documents qui permettent de reconstituer sa carrière.

La postérité littéraire de Galipaux se mesure à la longévité de ses « Galipettes ». Ces recueils, réédités à plusieurs reprises, continuent de circuler dans les bibliothèques et chez les bouquinistes.

Félix Galipaux s’éteint à Paris (1er arrondissement) le 7 décembre 1931. Il repose au cimetière du Père-Lachaise dans la 93e division. Son héritage perdure comme celui d’un pionnier qui a su élever le monologue comique au rang d’art respectable.

Questions Fréquentes sur Félix Galipaux

Où est né Félix Galipaux ?

Félix Galipaux est né le 12 décembre 1860 à Bordeaux (Gironde). Il a ensuite rejoint Paris pour suivre sa formation au Conservatoire.

Quand Félix Galipaux a-t-il commencé sa carrière ?

Félix Galipaux débute sa carrière professionnelle en 1886 au Théâtre de la Renaissance avec « Tailleur pour dames » de Georges Feydeau.

Quels sont les spectacles les plus connus de Félix Galipaux ?

Parmi ses créations théâtrales majeures figurent « Madame Sans-Gêne » (1893), « Chantecler » (1910), « Miquette et sa mère » (1910) et « Le Comte de Luxembourg » (1912). Ses monologues compilés dans les « Galipettes » restent ses œuvres les plus célèbres.

Comment Félix Galipaux a-t-il marqué l’humour français ?

Félix Galipaux a révolutionné le monologue comique en France, créant une forme d’humour verbal sophistiqué qui préfigure le stand-up moderne. Il a popularisé le terme « galipette » et établi le monologue comme genre artistique autonome.

Quel est le style d’humour de Félix Galipaux ?

Son style repose sur l’humour verbal et littéraire : monologues spirituels, observations sociales fines, situations absurdes traitées avec élégance. Il privilégie l’esprit pur plutôt que le comique physique.

Félix Galipaux a-t-il remporté des prix ?

Félix Galipaux a été fait Chevalier de la Légion d’honneur, distinction prestigieuse de la République française. Il a également remporté un premier prix de comédie au Conservatoire de Paris.

Où peut-on voir les spectacles de Félix Galipaux ?

Les rares courts-métrages de Galipaux sont accessibles via certaines archives cinématographiques. Ses textes publiés dans les « Galipettes » restent disponibles dans les bibliothèques spécialisées.

Qui a influencé Félix Galipaux ?

Félix Galipaux s’inscrit dans la tradition du théâtre de boulevard français, notamment les œuvres de Feydeau et Sardou. Sa collaboration avec Alphonse Allais témoigne de son intérêt pour l’absurde naissant.

Quelle est la plus grande contribution de Félix Galipaux à la culture française ?

Sa plus grande contribution est d’avoir élevé le monologue comique au rang d’art littéraire respectable, créant un pont entre le théâtre classique et l’humour moderne de scène.

Pourquoi parle-t-on de « galipettes » ?

Le terme « galipette » est popularisé par les recueils de monologues de Félix Galipaux publiés à partir de 1887. Le mot, désignant initialement une cabriole, devient synonyme de trait d’esprit ou de bon mot grâce à son œuvre.

Félix Galipaux : Un Pilier de l’Humour Français

Félix Galipaux demeure une figure majeure mais méconnue de l’histoire du rire français. Pionnier du monologue comique moderne, il a établi les fondations sur lesquelles se construira le stand-up francophone au XXe siècle. En refusant la voie honorifique de la Comédie-Française pour embrasser la liberté créative du théâtre de boulevard, il fait le pari audacieux de l’indépendance artistique. Ses « Galipettes », best-sellers de leur époque, témoignent d’un talent littéraire qui transcende la simple performance scénique.

Son héritage, bien que partiellement éclipsé par l’absence d’archives audiovisuelles abondantes, irrigue toute la tradition de l’humour verbal français. Des chansonniers de l’entre-deux-guerres aux chroniqueurs contemporains, nombreux sont ceux qui marchent sans le savoir dans les traces du Bordelais devenu parisien. Félix Galipaux incarne l’élégance d’une époque où le rire exigeait autant d’esprit que de technique, où faire rire constituait un art noble au service de l’intelligence collective.

Pour découvrir d’autres pionniers de l’humour français, explorez les biographies de Pierre Repp, Boris Vian ou Raymond Devos sur HUMORIX.fr, votre encyclopédie de référence du rire francophone.

Références et Sources

  1. Wikipédia FR – Félix Galipaux, https://fr.wikipedia.org/wiki/Félix_Galipaux (dernière consultation janvier 2026)
  2. Cimetière du Père Lachaise – APPL – Félix Galipaux, https://www.appl-lachaise.net/galipaux-felix-1860-1931/ (dernière consultation janvier 2026)
  3. IMDb – Félix Galipaux, https://www.imdb.com/name/nm1767075/ (dernière consultation janvier 2026)
  4. Les Archives du Spectacle – Félix Galipaux, https://lesarchivesduspectacle.net/p/50219-Felix-Galipaux (dernière consultation janvier 2026)
  5. IdRef – Galipaux, Félix (1860-1931), https://www.idref.fr/029545072 (dernière consultation janvier 2026)
  6. Edmond Rostand, « Chantecler : pièce en quatre actes, en vers », Paris, Charpentier et Fasquelle, 1910
  7. Bibliothèques spécialisées de Paris – Fonds Félix Galipaux

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