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Yann Lambiel : Virtuose Suisse de l’Imitation et du Music-Hall

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Yann Lambiel est un imitateur, humoriste et artiste de music-hall suisse né le 15 mars 1973 à Saxon dans le canton du Valais, devenu une référence incontournable de l’humour romand depuis près de trois décennies. Capable d’imiter plus de 130 voix différentes, il incarne l’excellence helvétique du divertissement complet : imitation, chant, danse, batterie, ventriloquie et humour d’observation. Sa chronique « L’Info Trafiquée » sur LFM depuis 2016 réveille chaque matin la Suisse romande avec un regard satirique et décalé sur l’actualité politique et sociale. Contrairement à nombre de ses confrères romands, Yann Lambiel n’a jamais cherché la consécration parisienne, préférant construire une carrière locale solide et respectée, ancré dans son territoire vaudois d’adoption et fidèle à un public qui lui rend un culte indéfectible.

Yann Lambiel représente une singularité dans le paysage de l’humour francophone. Ni parisien, ni aspirant à le devenir, cet artiste valaisan devenu vaudois incarne l’excellence d’un humour régional assumé et rayonnant. Formé à l’école de la vie plus qu’aux conservatoires, ancien installateur sanitaire reconverti en saltimbanque, il a su transformer une passion adolescente pour la chanson et la batterie en un métier d’artiste complet. Son parcours témoigne d’une détermination rare : abandonner la sécurité d’un métier manuel à 24 ans pour tenter l’aventure artistique relève du pari audacieux. Aujourd’hui, avec 11 spectacles solos à son actif, des dizaines de prix et une reconnaissance unanime dans toute la Romandie, Yann Lambiel prouve qu’on peut être une star sans jamais quitter son pays, sa langue et sa culture d’origine. Comment un jeune Valaisan timide s’est-il métamorphosé en showman multifacette capable de tenir seul une scène pendant deux heures ? Plongée dans l’univers d’un artiste caméléon qui se définit lui-même comme « un artiste de music-hall spécialisé dans l’imitation ».

Chronologie Marquante de Yann Lambiel

  • 1973 – Naissance le 15 mars à Saxon (Valais)
  • 1989 – Formation d’un groupe de bal à 16 ans où il chante et joue de la batterie
  • 1994 – Médaille d’or de la chanson à Saignelégier, première reconnaissance publique de son talent vocal
  • 1997 – Tournant professionnel : abandon du métier d’installateur sanitaire pour devenir humoriste
  • 2000 – Intégration à l’émission satirique « La Soupe » sur Radio Suisse Romande, révélation auprès du grand public
  • 2001 – Mariage avec Sonia
  • 2004 – Premier one-man-show « Délits de Suisse », lancement officiel de sa carrière d’imitateur solo
  • 2008 – Naissance de son fils Maxime en février
  • 2009 – Prix Suisse de la Scène, consécration institutionnelle de son talent
  • 2012 – « Zapping », spectacle de ses 40 ans jouant au Québec lors du Festival Grand Rire
  • 2016 – Lancement de la chronique matinale « L’Info Trafiquée » sur LFM, encore diffusée aujourd’hui
  • 2018 – Prix Suisse de l’Humour SSA pour le spectacle « Nous » créé avec Marc Donnet-Monay
  • 2024 – « Connecté », 11e spectacle innovant dans une structure immersive KUBUS avec écrans LED 360°

Les Origines de Yann Lambiel : Enfance et Premiers Pas dans l’Humour

Yann Lambiel naît le 15 mars 1973 à Saxon, petite commune du Valais central nichée dans la vallée du Rhône. Il est le fils de Gaby Lambiel, peintre en bâtiment qui s’est mis à son compte à Saxon, et d’Yvette, son épouse qui le secondait dans son entreprise. Son grand-père paternel Marc Lambiel était également entrepreneur à Saxon, tandis que son grand-père maternel Gilbert Morand était paysan à Riddes. Cette famille d’artisans et d’indépendants lui a légué le goût du travail, le respect des autres et un esprit d’indépendance qu’il conserve encore aujourd’hui. Yann garde un souvenir particulier de son grand-père Marc, qui représentait pour lui la force : « Même s’il n’était pas très grand et très costaud, il n’était jamais malade, toujours actif. »

Saxon, avec ses vignobles et son atmosphère villageoise, offre un terreau propice à l’observation des caractères humains et des particularismes régionaux qui nourriront plus tard ses imitations. Très tôt, Yann Lambiel se passionne pour la musique. À 16 ans, en 1989, il forme un groupe de bal dans lequel il assure le chant et la batterie. Cette double casquette de chanteur et de musicien forge ses compétences scéniques : sens du rythme, présence physique, gestion du public. Les bals populaires valaisans, où l’on danse sur des standards de la chanson française, constituent sa première école du spectacle.

En 1994, à 21 ans, Yann Lambiel remporte la Médaille d’or de la chanson au concours de Saignelégier dans le Jura suisse. Ce concours prestigieux, créé en 1967 par le Groupe Bélier, a consacré des artistes comme le bel Hubert en 1981. Cette victoire valide publiquement les capacités vocales du jeune Valaisan et lui donne confiance en son potentiel artistique. Toutefois, ne se sentant pas une âme de chanteur, Yann Lambiel exerce le métier d’installateur sanitaire, profession manuelle bien rémunérée en Suisse qui lui assure une stabilité financière. Pendant quelques années, il mène une double vie : plombier le jour, musicien amateur le soir et le week-end.

L’année 1997 marque le tournant décisif. À 24 ans, Yann Lambiel prend la décision radicale d’abandonner son métier d’installateur sanitaire pour se consacrer entièrement au spectacle. Ses parents l’ont toujours soutenu dans ce choix, malgré l’inquiétude naturelle de le voir quitter la sécurité d’un métier stable. Avec sa complice d’écriture Sandrine Viglino, pianiste qui participe également à « La Soupe », il crée en 1996 son premier spectacle d’imitation qu’il présente dans les salles de Suisse romande. Les débuts sont modestes, les cachets maigres, mais la passion l’emporte sur la raison économique.

Entre 1997 et 1999, Yann Lambiel participe à plusieurs concours et festivals : Morges sous-rires (où il gagne le concours en 1997), Festival du rire de Montreux, Graine de Stars. Ces compétitions lui offrent une visibilité croissante et affinent son style. Il découvre qu’il possède un don naturel pour l’imitation des voix, notamment celles des politiciens suisses. En 1998, il s’installe avec Sonia à Morges, ville vaudoise au bord du lac Léman qui deviendra sa terre d’adoption pour plus de deux décennies.

Le Style Unique de Yann Lambiel : Analyse et Évolution

La Révélation : Comment Yann Lambiel a Conquis le Public

L’année 2000 constitue la première vraie révélation de Yann Lambiel auprès du grand public romand. En janvier, il intègre le casting de « La Soupe est Pleine » (puis simplement « La Soupe »), émission satirique dominicale sur Radio Suisse Romande présentée par Yvan Frésard puis Florence Farion. Dans cette émission culte, Yann Lambiel imite des personnalités suisses connues : Pascal Couchepin (conseiller fédéral libéral-radical), Adolf Ogi (conseiller fédéral UDC), Daniel Brélaz (écologiste vaudois). Ces imitations, diffusées chaque dimanche matin, le font connaître de centaines de milliers d’auditeurs.

Cette période radiophonique forge son style : imitations bienveillantes, jamais méchantes, toujours accompagnées d’un commentaire satirique sur l’actualité. Yann Lambiel développe une philosophie de l’humour qu’il résume ainsi : « Aujourd’hui, j’ai le sentiment que les gens veulent du sang, on attend des humoristes qu’ils sortent la guillotine pour couper des têtes. Moi, je veux juste faire marrer, pas exécuter. » Cette douceur dans la satire, cette volonté de rire avec les gens plutôt que contre eux, devient sa marque de fabrique.

En 2004, Yann Lambiel franchit un cap avec son premier one-man-show solo « Délits de Suisse », créé avec la complicité de Thierry Meury, Laurent Flutsch et Pierre Naftule à l’écriture, et Jean-Luc Barbezat et Pierre Naftule à la mise en scène. Le spectacle débute au Hameaux z’arts à Payerne puis s’installe au théâtre Les Salons à Genève. Pendant toute l’année 2004, Yann Lambiel sillonne la Suisse romande avec ce spectacle où il imite plusieurs dizaines de personnalités suisses. Le public découvre un artiste complet : non seulement il imite les voix, mais il danse, chante, joue de la batterie en solo.

Le véritable tournant commercial survient en 2012 avec « Zapping », spectacle de ses 40 ans. Yann Lambiel y présente un répertoire élargi couvrant politique, cinéma, télévision et musique, avec des imitations a cappella particulièrement remarquées. Le spectacle tourne en Suisse romande puis au Québec lors du Festival Grand Rire. En 2013, il réactualise « Zapping » et se produit six fois au Cabaret du Capitole de Québec en collaboration avec l’auteur québécois Sylvain Larocque.

Anecdote révélatrice de son ancrage local : lorsqu’on demande à Yann Lambiel de choisir entre le Valais (son canton de naissance) et Vaud (où il réside depuis plus de 20 ans à Morges), il esquive diplomatiquement la question en citant chaque membre de sa famille resté en Valais. « Mon fils est Morgien. Il précise même qu’il est le seul Vaudois de la famille ! », raconte-t-il avec humour.

Techniques et Signature Artistique

Yann Lambiel possède un répertoire exceptionnel de plus de 130 voix, fruit d’un travail acharné et d’un don naturel pour l’observation. Son processus d’imitation ne se limite jamais à la simple reproduction vocale : il traque les tics de langage, les postures corporelles, les mimiques faciales. Quand il imite Pascal Couchepin, ce ne sont pas seulement la voix nasale et l’accent valaisan qui apparaissent, mais aussi la gestuelle mesurée du politicien libéral.

Toutefois, contrairement à ses confrères français qui privilégient souvent la prouesse technique vocale, Yann Lambiel s’inscrit dans une tradition de music-hall intégral. Imitateur, certes, mais aussi chanteur, danseur, batteur, ventriloque. Son spectacle « Get Up! » en 2015, joué sous chapiteau dans sept villes de Suisse romande, illustre cette approche : quatre scènes distinctes alternent imitations, concert live, pièce de boulevard et solo de batterie. Cette construction kaléidoscopique témoigne d’une ambition artistique rare en Europe francophone.

L’évolution stylistique de Yann Lambiel se lit à travers ses 11 spectacles solos. Les premiers (« Délits de Suisse », « Zapping ») misent sur l’accumulation d’imitations et l’efficacité comique. À partir de « Nous » en 2017, créé avec Marc Donnet-Monay et récompensé par le Prix Suisse de l’Humour SSA en 2018, une dimension plus intime apparaît. « Multiple » en 2020 introduit un guitariste et un looper pour toutes les musiques du spectacle, intégrant de nouvelles voix comme Alexandre Jollien (philosophe handicapé), Guy Parmelin, Alain Berset, Ignacio Cassis.

Le spectacle « Connecté » en 2024-2025 marque une rupture radicale. Pour la première fois, Yann Lambiel parle de lui. Écrit pour être joué dans une structure démontable KUBUS, un cube noir dont les cloisons sont recouvertes d’écrans LED, ce 11e spectacle propose « une plongée dans le cerveau de Yann Lambiel, entre ses rêves, son imagination et ses émotions ». Le public, assis sur des chaises pivotantes, vit une expérience immersive à 360 degrés.

Les Spectacles et Œuvres Cultes de Yann Lambiel

Spectacles One-Man Show

Délits de Suisse (2004) pose les fondations de la carrière solo de Yann Lambiel. Créé avec Thierry Meury, Laurent Flutsch et Pierre Naftule, le spectacle imite une cinquantaine de personnalités suisses : Pascal Couchepin, Daniel Brélaz, Claude Frey, Ruth Dreifuss. La mise en scène de Jean-Luc Barbezat structure intelligemment les séquences pour éviter la monotonie de l’accumulation.

Zapping (2012) célèbre les 40 ans de l’artiste avec un format renouvelé. Le spectacle couvre désormais politique, cinéma, télévision et musique, avec des performances a cappella remarquées. La tournée passe par le Québec lors du Festival Grand Rire, où Yann se produit six fois au Cabaret du Capitole. En 2013, il réactualise le spectacle avec de nouvelles imitations liées à l’actualité.

Get Up! (2015) marque un tournant spectaculaire. Joué sous chapiteau dans sept villes de Suisse romande, le spectacle propose quatre scènes distinctes : un YannPhone géant avec applications parodiques, une scène centrale tournante intimiste à 360 degrés, une pièce de boulevard et un concert avec solo de batterie. Cette ambition scénographique témoigne de la confiance acquise après plus de dix ans de succès.

Nous (2017-2019), créé avec Marc Donnet-Monay et mis en scène par Jean-Luc Barbezat, reçoit le Prix Suisse de l’Humour SSA en 2018. Ce spectacle à deux voix explore les interactions humaines et la difficulté de communiquer à l’ère numérique.

Multiple (2020), 10e one-man-show, accompagné d’un guitariste produisant toutes les musiques avec un looper, intègre de nouvelles voix : Alexandre Jollien, Guy Parmelin, Alain Berset, Ignacio Cassis. En mars 2020, pendant le confinement, Yann enregistre une parodie virale de la chanson de Claude François « Viens à la Maison » devenue « Reste à la Maison », diffusée massivement sur les réseaux sociaux.

Connecté (2024-2025), 11e spectacle et premier où Yann Lambiel parle de lui, constitue une révolution artistique. Écrit pour être joué dans une structure KUBUS (cube noir avec écrans LED 360°), le spectacle invite le public à accompagner Yann lors du premier test d’une puce cérébrale révolutionnaire.

Médias et Chroniques

La chronique « L’Info Trafiquée » sur LFM, lancée en avril 2016, demeure l’activité la plus régulière de Yann Lambiel. Chaque matin à 7h50, en compagnie de Philippe Morax et Simone Honegger, il présente une chronique satirique d’imitations de 7 minutes. Depuis plus de 8 ans, cette émission matinale réveille la Suisse romande avec un regard décalé sur l’actualité.

En septembre 2005, Yann Lambiel intègre le magazine « Mise au Point » sur la télévision suisse romande avec une rubrique vocale intitulée « Comme leurs Pieds ». Cette séquence d’une minute trente imagine les séances du Conseil fédéral du point de vue d’un chien sous la table ne voyant que les pieds des sept conseillers.

À partir de 2009, Yann Lambiel participe à l’émission « Les Bouffons de la Confédération », diffusée tous les dimanches sur La Télé et Léman Bleu. Cette émission de marionnettes politiques, dont Yann assure les voix avec Thierry Meury, transpose en Suisse romande le concept des Guignols de l’Info français.

Collaborations et Événements

Yann Lambiel se produit régulièrement sur les grandes scènes romandes. Le Paléo Festival de Nyon l’accueille à plusieurs reprises, notamment en 2015 pour un spectacle spécial. En 2019, il accompagne la tournée du Cirque Knie, principal cirque suisse, en Suisse romande et au Tessin.

Au-delà de ses spectacles principaux, Yann Lambiel participe à de nombreuses aventures collectives : participation à la Revue de Cuche et Barbezat (2001-2002 et 2005), création de MARTIGNIX (2008), BD grandeur nature dans les arènes de Martigny avec 15 comédiens et 50 figurants attirant 17 000 spectateurs.

Yann Lambiel en Coulisses : Personnalité et Méthode de Travail

Derrière le showman énergique se cache un homme discret et réservé. Yann Lambiel vit à Morges depuis plus de 20 ans. Marié à Sonia depuis 2001, il est père de Maxime, né en février 2008. La famille Lambiel incarne la discrétion helvétique : pas de présence tapageuse sur les réseaux sociaux, pas d’interviews people, pas d’exposition de la vie privée. Sonia, ancienne employée de banque reconvertie en gérante de l’épicerie spécialisée « La Maison du Vrac » à Morges, reste en retrait médiatiquement tout en étant le premier regard critique de Yann. Elle lui avait dit après son tout premier spectacle le 15 mars 1996 : « C’était bien, mais tu es à 50% de ton potentiel. »

Maxime, leur fils, grandit dans un environnement particulier. Yann raconte : « Pour lui, il y a le personnage de Yann Lambiel et il y a papa. Des fois, il me file des gags. Il connaît bien l’actualité politique. Il baigne dedans en permanence et cultive le deuxième degré. » Cette distinction entre le père et l’artiste témoigne d’une conscience précoce chez l’enfant. À 7 ans, il connaissait le spectacle de son père par cœur et le corrige désormais sur chaque petit détail : « Il voit absolument tout. »

La personnalité de Yann Lambiel présente une dualité fascinante. Sur scène, il se transforme en performer exubérant, caméléon vocal et physique capable de passer d’une imitation à l’autre sans transition. Mais en coulisses, c’est un homme timide, presque inquiet. La méthode de travail repose sur l’observation obsessionnelle. Pour construire une imitation, il regarde des dizaines d’heures d’archives vidéo, note les tics verbaux, enregistre les intonations, travaille devant un miroir la gestuelle.

Yann Lambiel possède une éthique stricte de l’imitation : il refuse de « blesser ». « Je veux pouvoir faire le gag devant la personne que j’imite, sinon il n’est pas juste, il est trop méchant. » Cette ligne rouge morale explique la bienveillance de son humour. En 2020, la distinction culturelle de Morges lui est remise. Yann Lambiel, ému, déclare : « Je suis fier quand mes gags font du bien aux gens. »

L’Héritage de Yann Lambiel : Impact sur l’Humour Romand

Influence sur les Nouvelles Générations

Yann Lambiel occupe une place singulière dans l’écosystème de l’humour suisse romand. Contrairement aux humoristes romands tentés par la carrière parisienne, Yann n’a jamais ambitionné la consécration française. Cette fidélité territoriale, loin d’être une limite, devient un choix artistique et existentiel. En prouvant qu’on peut être une star régionale respectée et bien rémunérée sans passer par Paris, Yann Lambiel légitime une carrière helvétique complète.

Son influence sur les jeunes imitateurs romands reste difficile à mesurer faute d’études approfondies. Toutefois, sa longévité (près de 30 ans de carrière), sa polyvalence (imitation, chant, danse, batterie) et sa régularité médiatique (chronique quotidienne depuis 2016) en font un modèle de professionnalisme. Les écoles de théâtre romandes citent régulièrement Yann Lambiel comme exemple de rigueur et d’exigence.

Place dans le Patrimoine Culturel

Yann Lambiel est devenu une icône culturelle romande. Sa chronique quotidienne sur LFM touche des centaines de milliers d’auditeurs chaque matin. Ses spectacles affichent régulièrement complet dans toutes les grandes salles de Suisse romande. Sa capacité à imiter plus de 130 voix différentes en fait le spécialiste incontesté de l’imitation politique suisse.

En 2009, il reçoit le Prix Suisse de la Scène. En 2018, le Prix Suisse de l’Humour SSA vient récompenser « Nous ». En 2012, il reçoit le prix de la Fondation « Divisionnaire F.-K. Rünzi » qui récompense un Valaisan exposant à un large public ses talents sur la scène nationale et internationale.

L’héritage de Yann Lambiel réside dans sa capacité à avoir créé un style unique d’humour romand : bienveillant sans être mou, satirique sans être méchant, musical sans être démonstratif. Il a prouvé qu’un artiste romand peut vivre dignement de son art sans quitter la Suisse, qu’on peut faire rire des centaines de milliers de personnes sans compromettre ses valeurs, et qu’on peut être une star locale tout en conservant humilité et simplicité.

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