Robert Charlebois

Artiste

Partager sur :

Robert Charlebois

Artiste

Partager sur :

Artiste

Robert Charlebois

Partager sur :

Sommaire

Robert Charlebois : Le Rocker Irrévérencieux qui a Révolutionné la Chanson Francophone

Suivez Robert Charlebois sur les Réseaux Sociaux

Note : Les informations sur ses réseaux sociaux actuels sont susceptibles d’évoluer. Nous vous recommandons de consulter son site officiel pour les liens vérifiés.

Introduction : Robert Charlebois, l’Irrévérence Érigée en Art

Robert Charlebois est l’une des figures les plus singulières, les plus libres et les plus influentes de toute la chanson francophone. Auteur-compositeur-interprète, musicien, acteur et électron libre de la culture québécoise, cet enfant de Montréal né le 25 juin 1944 a révolutionné la scène musicale et humoristique du Québec en mêlant rock psychédélique, joual populaire, ironie mordante et poésie débridée dans une alchimie qui n’appartenait qu’à lui.

Qui est Robert Charlebois ? Surnommé affectueusement « Garou », Robert Charlebois est né à Montréal le 25 juin 1944. Il fait ses débuts scéniques dès septembre 1962 en première partie de Félix Leclerc à la Butte-à-Mathieu, et dès 1968, avec le spectacle révolutionnaire L’Osstidcho et le tube Lindberg chanté avec Louise Forestier, il place définitivement le Québec sur la carte de la francophonie musicale mondiale. Le chanteur français Alain Bashung a souvent été associé au même sillon que Charlebois pour avoir mélangé ironie et rock en chanson — une formule qui résume avec justesse l’essence d’un artiste inclassable.

Comment un jeune pianiste issu d’un milieu petit-bourgeois montréalais est-il devenu le pionnier du rock francophone, l’artiste qui a osé mélanger le joual populaire aux délires psychédéliques de San Francisco, et qui célèbre aujourd’hui 60 ans de carrière en concerts symphoniques ? La réponse tient dans une liberté constitutive, une curiosité sans bornes et un sens de l’humour irrévérencieux qui ne s’est jamais démenti. HUMORIX vous propose de retracer le parcours exceptionnel de cet artiste-monde.

Chronologie Marquante de Robert Charlebois

  • 1944 — Naissance le 25 juin à Montréal, fils d’un lieutenant de l’Armée de l’Air royale canadienne et ingénieur, et d’une secrétaire
  • 1962 — Premiers pas sur scène en première partie de Félix Leclerc à la Butte-à-Mathieu (septembre)
  • 1965 — Grand Prix du Festival du disque pour La Boulée ; premier album Charlebois Vol. 1
  • 1967 — Voyage en Californie et immersion dans la contre-culture rock ; troisième album
  • 1968 — Création du spectacle L’Osstidcho au Théâtre de Quat’Sous ; sortie de Lindberg
  • 1969 — Scène de l’Olympia de Paris ; premier prix d’interprétation au Festival de Sopot (Pologne)
  • 1970 — 50 000 spectateurs place des Nations à Montréal (septembre)
  • 1974 — Superfrancofête sur les Plaines d’Abraham, avec Leclerc et Vigneault
  • 1983 — Félix de la Chanson de l’année pour J’t’aime comme un fou (texte de Luc Plamondon)
  • 1990 — Participation en tant qu’actionnaire et partenaire au lancement de la microbrasserie Unibroue
  • 1993 — Félix Hommage de l’ADISQ ; Victoires de la Musique (meilleur album francophone)
  • 1994 — Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle
  • 2024 — 80e anniversaire ; concerts symphoniques au Grand Théâtre de Québec avec l’Orchestre symphonique de Québec célébrant 60 ans de carrière (mai 2025)

Les Origines de Robert Charlebois : Enfance et Premiers Pas dans la Musique

Un Enfant de Montréal au Carrefour des Cultures

Robert Charlebois naît le 25 juin 1944 à Montréal, dans une famille qui s’apparente à la petite bourgeoisie québécoise de l’époque. Son père, Maurice Charlebois, est lieutenant de l’Armée de l’Air royale canadienne et ingénieur dirigeant une usine métallurgique ; sa mère, Germaine Guay, travaille comme secrétaire. De cet environnement familial structuré mais ouvert, Robert hérite d’une curiosité intellectuelle et d’une énergie qui ne demande qu’à s’exprimer. Dès l’enfance, il étudie le piano pendant plusieurs années, posant les fondements d’une musicalité qui sera au cœur de toute son œuvre.

Sa formation artistique se précise à l’École nationale de théâtre du Canada à Montréal, où il étudie l’art dramatique entre 1962 et 1965. C’est là qu’il acquiert une conscience du corps, de la scène, du jeu face au public — autant d’outils qui enrichiront sa présence scénique bien au-delà des codes de la chanson traditionnelle. Parallèlement, il commence à se produire dans les cabarets et clubs montréalais, affinant un répertoire qui oscille entre chanson à la française et influences jazz.

La Rencontre avec Félix Leclerc et les Premiers Succès

En septembre 1962, Robert Charlebois assure la première partie du spectacle de Félix Leclerc à la Butte-à-Mathieu — il n’a pas encore vingt ans. Cette rencontre avec l’un des pères fondateurs de la chanson québécoise lui ouvre des portes et lui offre le regard bienveillant d’une figure tutélaire. L’expérience est fondatrice : elle lui montre qu’un artiste québécois peut être grand, ambitieux, universel, sans renoncer à son identité culturelle.

En 1965, La Boulée lui vaut le Grand Prix du Festival du disque et le titre de Découverte de l’année à l’émission Jeunesse Oblige. Le premier album Charlebois Vol. 1 paraît la même année, révélant un jeune chansonnier talentueux mais encore en quête de lui-même. Sa véritable révolution est imminente : elle viendra de l’ouest.

Le Voyage en Californie : la Révélation Psychédélique

En 1967, Robert Charlebois effectue un voyage de plusieurs mois en Californie qui constitue un tournant décisif dans sa trajectoire artistique. Au contact de la contre-culture américaine — le mouvement hippie, le rock psychédélique, les meilleurs musiciens rock d’Amérique —, sa musique commence à s’électrifier radicalement. Les textes empruntent le langage populaire québécois, le joual, cette langue de la rue longtemps méprisée par les élites culturelles, et l’érigent en matière poétique d’une puissance inattendue. De ce voyage naîtra l’hybridation culturelle qui va tout changer : le rock francophone joual.

Le Style Unique de Robert Charlebois : Analyse et Évolution

La Révélation : L’Osstidcho et Lindberg

L’année 1968 est celle de la bombe. Le spectacle L’Osstidcho — contraction du sacre québécois ostie de show — explose le monde culturel québécois. Présenté au Théâtre de Quat’Sous à Montréal avec Yvon Deschamps, Louise Forestier et Mouffe (Claudine Monfette), le spectacle est une déflagration artistique totale : rock, humour, poésie, politique, provocation et tendresse se fondent dans une forme nouvelle qui rejoint les aspirations d’une jeunesse québécoise avide de changements et de liberté d’expression.

La même année, Lindberg — chanté en duo avec Louise Forestier — devient un succès international. Mélangeant le français québécois, l’anglais et le rock psychédélique avec une audace stupéfiante, la chanson place pour la première fois de l’histoire un artiste québécois en tête des palmarès francophones. La critique française, déconcertée dans un premier temps, reconnaîtra bientôt dans Charlebois quelqu’un qui mélange les syllabes et modèle les sons pour en faire quelque chose qui n’existait pas encore : la rock music en langue française.

Techniques et Signature Artistique

L’humour et l’ironie de Robert Charlebois se manifestent de multiples façons dans son œuvre :

  • Ironie sociale : ses textes décrivent le quotidien québécois avec une lucidité teintée d’humour caustique — Ordinaire, Mon pays ce n’est pas un pays c’est un job
  • Provocation calculée : chaque apparition est pensée pour surprendre (entrée scénique grimé en ange doré sur un char hydraulique ; traversée du Canada avec Janis Joplin et The Grateful Dead dans le Festival Express de 1970)
  • Hybridation linguistique : le mélange de joual, de français académique et d’anglais constitue en lui-même un acte humoristique et politique
  • Absurde engagé : sa candidature sous l’étiquette du Parti Rhinocéros en 1968 illustre une tradition de l’humour politique absurde
  • Jeux de langage : l’influence des grands paroliers avec lesquels il collabore (Réjean Ducharme, Luc Plamondon) enrichit ses textes d’une dimension littéraire et humoristique rare
  • Auto-dérision : Ordinaire est le paradoxe incarné — une chanson sur la banalité revendiquée par une star internationale

Évolution par Phases

La carrière de Robert Charlebois se déploie en plusieurs phases distinctes. Les années 1960-1970 sont celles de la révolution et de la conquête internationale : Olympia de Paris, Festival de Sopot, tournées européennes. Les années 1970-1980 approfondissent la collaboration avec de grands paroliers — Réjean Ducharme pour les textes les plus poétiques, Luc Plamondon pour les succès plus grand public comme J’t’aime comme un fou (1983). Les années 1980-1990 le voient se faire plus discret sur scène tout en maintenant une présence musicale régulière. Le retour de 2001 avec l’album Doux sauvage, salué par la critique, prouve que son inspiration est intacte.

Les Spectacles et Œuvres Majeures de Robert Charlebois

Spectacles Historiques

L’Osstidcho (1968) est l’œuvre fondatrice. Présenté au Théâtre de Quat’Sous à Montréal puis à l’Olympia de Paris en 1969, ce spectacle collectif réunissant Charlebois, Yvon Deschamps, Louise Forestier et Mouffe est considéré comme l’acte de naissance du rock québécois. Son titre lui-même — dérivé argotique d’un sacre populaire — est une déclaration d’intention : ici, les règles et les tabous culturels sautent.

La Superfrancofête (1974) rassemble Robert Charlebois, Félix Leclerc et Gilles Vigneault sur les Plaines d’Abraham à Québec, dans un spectacle historique qui incarne l’idéal d’une chanson québécoise plurielle et rassembleuse. L’album live J’ai vu le loup, le renard, le lion en constitue le document sonore indispensable.

1 fois 5 (1976) réunit Charlebois avec d’autres grandes voix de la chanson québécoise et francophone dans un spectacle collectif qui vaut à ses participants le prix de l’Académie Charles Cros.

Concerts symphoniques au Grand Théâtre de Québec (mai 2025) : pour célébrer ses 60 ans de carrière, Robert Charlebois se produit avec l’Orchestre symphonique de Québec dans des arrangements entièrement orchestraux de ses compositions — une consécration qui dit l’envergure de son œuvre.

Discographie Majeure

Lindberg (1968) — le tube qui a tout changé : mélange de rock psychédélique et de joual, co-chanté avec Louise Forestier, premier grand succès international d’un artiste québécois.

Ordinaire (1969) — chanson interprétée au Festival de Sopot en Pologne où elle remporte le premier prix : parabole sur la célébrité et la normalité qui constitue l’un des sommets de son œuvre.

Immensément (1992) — album enregistré en partie avec les chœurs de l’Opéra de Paris, qui lui vaut la Victoire de la Musique dans la catégorie meilleur album francophone en 1993.

Doux sauvage (2001) — album de retour, qui surprend par sa qualité et relance l’intérêt de la critique et du public.

Parmi les autres grandes chansons emblématiques : Fu Man Chu, Cauchemar, Je reviendrai à Montréal, Je rêve à Rio, J’t’aime comme un fou (paroles de Luc Plamondon), Tout écartillé, Conception, Dolorès.

Filmographie

Entre la mer et l’eau douce (1967, réal. Michel Brault, avec Geneviève Bujold) — Rôle secondaire dans ce film québécois de référence.

Jusqu’au cœur (1968, réal. Jean-Pierre Lefebvre) — Rôle principal et composition de la musique.

Deux femmes en or (1970, réal. Claude Fournier) — Composition de la musique du film populaire.

Un génie, deux associés, une cloche (1975, réal. Damiano Damiani, avec Terence Hill et Miou-Miou) — Rôle dans ce western spaghetti produit en Europe.

L’Agression (1975, réal. Gérard Pirès, avec Jean-Louis Trintignant et Catherine Deneuve) — Participation à cette coproduction franco-italienne.

Publications

En 1999, Robert Charlebois publie son premier roman, On dirait ma femme… en mieux — une incursion dans l’écriture narrative qui révèle un sens de l’autodérision et de l’humour caustique pleinement assumés.

Les Répliques et Citations Emblématiques

  • « Je suis pas un chanteur populaire / Je suis rien qu’un gars ben ordinaire » (Ordinaire)
  • « Autour de moi il y a la guerre / La peur, la faim et la misère / J’voudrais qu’on soit tous des frères / C’est pour ça qu’on est sur la terre »
  • « Je reviendrai à Montréal… » — incipit de l’un de ses classiques absolus
  • Sur son roman : « Bout de crisse, quand je pense qu’il y a des millions d’hommes sur cette terre qui réussissent à se passer de ma femme tous les jours de leur vie ! »

Robert Charlebois en Coulisses : Personnalité et Méthode de Travail

Un Artiste Totalement Libre

La liberté constitue le premier trait de caractère que tous les observateurs de l’œuvre de Robert Charlebois soulignent. Liberté musicale — il est l’un des premiers à mêler le rock électrique au patrimoine québécois. Liberté textuelle — il travaille avec des paroliers aussi différents que Réjean Ducharme (herméticité poétique), Luc Plamondon (efficacité populaire) ou Jean-Jacques Goldman (sophistication française). Liberté scénique — ses apparitions n’obéissent à aucun protocole : grimé en ange doré, déguisé en chef indien, passager du Festival Express canadien aux côtés de Janis Joplin et The Grateful Dead…

Cette liberté n’est pas de la légèreté : elle procède d’une conviction artistique profonde selon laquelle l’artiste se doit de surprendre, d’interroger, de déstabiliser. En 1968, sa candidature sous l’étiquette du Parti Rhinocéros — le parti de la dérision politique qui s’engage officiellement à ne s’engager à rien — est révélatrice : Charlebois pense que le meilleur commentaire politique est parfois la parodie radicale.

La Collaboration comme Moteur

Une constante de la méthode de travail de Robert Charlebois est sa recherche de l’altérité créatrice. Il ne fait jamais seul ce qu’il peut faire à plusieurs — et ses collaborateurs sont toujours choisis pour leur capacité à le surprendre. Réjean Ducharme, dont il met en musique les textes pendant des décennies, lui apporte une densité littéraire qui élève ses chansons au rang d’œuvres poétiques. Mouffe (Claudine Monfette), sa compagne des débuts, co-signe des textes qui parlent de désir et d’identité avec une franchise inhabituelle pour l’époque. Luc Plamondon lui fournit les tubes grand public sans sacrifier l’intelligence du propos.

Cette ouverture aux autres s’étend au-delà du monde musical : Robert Charlebois participe dès 1990 à l’aventure de la microbrasserie Unibroue, fondée par André Dion et Serge Racine à Chambly, comme actionnaire et partenaire emblématique. Il y restera associé jusqu’au début des années 2000, preuve qu’il conçoit la créativité comme une attitude générale face à la vie, non comme un domaine réservé à la musique.

Une Légende Vivante

Après 60 ans de carrière, Robert Charlebois demeure une présence active et respectée. En mai 2025, à 80 ans — qu’il a fêtés le 25 juin 2024 —, il se produit en concerts symphoniques au Grand Théâtre de Québec avec l’Orchestre symphonique de Québec, dans des arrangements orchestraux intégraux de ses compositions. Cette image — le rocker de 1968 réinterprété par un orchestre symphonique — résume à elle seule le chemin parcouru et la place que son œuvre occupe désormais dans le patrimoine culturel québécois et francophone.

Distinctions et Reconnaissance

  • Grand Prix du Festival du disque (1965, La Boulée)
  • Premier prix d’interprétation au Festival de Sopot, Pologne (1969, Ordinaire)
  • Grand Prix du Festival de Spa, Belgique (1968)
  • Prix de l’Académie Charles Cros (pour 1 fois 5)
  • Félix Hommage de l’ADISQ (1993)
  • Félix de la Chanson de l’année (1983, J’t’aime comme un fou, texte de Luc Plamondon)
  • Victoires de la Musique (1993, meilleur album francophone pour Immensément)
  • Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle (1994)
  • Ordre national du Québec
  • Ordre du Canada
  • Intronisation au Panthéon des auteurs-compositeurs canadiens
  • Ordre des Arts et des Lettres du Québec (2021)

L’Héritage de Robert Charlebois : Impact sur l’Humour et la Chanson Française

Influence sur les Nouvelles Générations

L’influence de Robert Charlebois sur la chanson et la culture humoristique francophone est à la fois immense et difficile à circonscrire, précisément parce qu’elle s’exerce dans des registres multiples. Sur le plan musical, il a ouvert la voie au rock francophone : sans lui, des artistes comme Jean Leloup, Richard Desjardins, Les Colocs ou Les Cowboys Fringants n’auraient peut-être pas eu le même espace pour exister.

Sur le plan de l’ironie et de l’humour dans la chanson, son influence est tout aussi profonde. En prouvant qu’un artiste peut être drôle, absurde, politiquement engagé et poétiquement ambitieux dans la même chanson — voire dans le même couplet —, il a élargi les possibles de la chanson francophone au-delà des frontières du sérieux et du léger.

Place dans le Patrimoine Culturel Québécois et Francophone

Robert Charlebois est considéré, aux côtés de Félix Leclerc et de Gilles Vigneault, comme l’un des trois piliers fondateurs de la chanson québécoise moderne. Cette trinité culturelle incarne trois rapports différents à l’identité québécoise — le folklorique et le lyrique chez Leclerc, le poétique et le politique chez Vigneault, le rock, l’irrévérencieux et l’international chez Charlebois. Dans l’Encyclopédie canadienne, il est décrit comme « après Félix Leclerc mais à une plus grande échelle encore, la première grande vedette québécoise de toute la francophonie ».

Ses concerts symphoniques de 2025, qui célèbrent 60 ans d’une carrière ininterrompue, confirment cette institutionnalisation méritée. Mais l’artiste y échappe par définition : à 80 ans, Robert Charlebois reste celui qui arrive sur scène là où on ne l’attend pas, et c’est précisément pour ça qu’on continue de l’attendre.

Analyse Sociologique : L’Humour comme Politique

L’apport de Robert Charlebois à l’humour francophone dépasse le simple divertissement. En introduisant l’ironie dans la chanson populaire, en utilisant le joual — longtemps stigmatisé — comme vecteur d’un humour complice et engagé, il a accompli un geste culturel et politique : il a restitué à la langue populaire québécoise sa dignité et sa puissance d’expression. Ordinaire, qui se moque avec tendresse de la figure de la star confrontée à ses propres contradictions, est l’exemple parfait de cet humour qui dit le vrai en riant.

Questions Fréquentes sur Robert Charlebois

Où est né Robert Charlebois ?

Robert Charlebois est né le 25 juin 1944 à Montréal, Québec, Canada.

Quand Robert Charlebois a-t-il commencé sa carrière ?

Il débute sur scène en septembre 1962 en première partie de Félix Leclerc à la Butte-à-Mathieu. Son premier disque date de 1965. Sa révélation internationale survient en 1968-1969 avec L’Osstidcho et Lindberg.

Quels sont les titres les plus connus de Robert Charlebois ?

Ses titres les plus emblématiques sont Lindberg, Ordinaire, Je reviendrai à Montréal, Fu Man Chu, Je rêve à Rio, J’t’aime comme un fou, Cauchemar et Tout écartillé.

Comment Robert Charlebois a-t-il marqué l’humour francophone ?

En introduisant l’ironie, l’absurde et la parodie politique dans la chanson québécoise, il a élargi les possibles du genre et prouvé qu’une chanson populaire peut simultanément faire rire et penser.

Quel est le style artistique de Robert Charlebois ?

Son style est un mélange unique de rock, blues, country et joual populaire, avec des textes oscillant entre poésie littéraire (Réjean Ducharme) et ironie sociale, le tout porté par une liberté de forme et de ton qui reste sa marque de fabrique.

Robert Charlebois a-t-il remporté des prix ?

Oui, de nombreuses distinctions : Grand Prix du Festival du disque (1965), premier prix à Sopot (1969), Félix Hommage ADISQ (1993), Victoires de la Musique (1993), Prix du Gouverneur général (1994), Ordre national du Québec, Ordre du Canada, Ordre des Arts et des Lettres du Québec (2021).

Où peut-on entendre Robert Charlebois ?

Sa discographie est disponible sur les principales plateformes de streaming. Des extraits live et des archives sont accessibles sur YouTube. Son site officiel robertcharlebois.com regroupe les informations sur ses prochains concerts.

Qui a influencé Robert Charlebois ?

Félix Leclerc l’a accueilli sur scène dès ses débuts. Le rock américain (Grateful Dead, Janis Joplin, Steppenwolf) a transformé son approche musicale lors de son séjour en Californie en 1967. Réjean Ducharme, Luc Plamondon et Jean-Jacques Goldman comptent parmi ses plus importants paroliers.

Robert Charlebois est-il encore en activité ?

Oui. En mai 2025, il célèbre 60 ans de carrière avec des concerts symphoniques au Grand Théâtre de Québec avec l’Orchestre symphonique de Québec. Des dates de tournée sont régulièrement annoncées sur son site officiel.

Qu’est-ce que L’Osstidcho ?

L’Osstidcho est le spectacle révolutionnaire créé en 1968 au Théâtre de Quat’Sous à Montréal, réunissant Robert Charlebois, Yvon Deschamps, Louise Forestier et Mouffe. Considéré comme l’acte de naissance du rock québécois, il a profondément marqué la culture de la fin des années 1960 au Québec.

Robert Charlebois : Un Géant de la Chanson et de l’Humour Francophone

Robert Charlebois célèbre ses 81 ans en juin 2025, et son influence n’a jamais cessé de se ramifier dans la culture francophone. En révolutionnant la chanson québécoise par le rock et l’ironie, en incarnant pendant plus de six décennies une liberté artistique sans concession, il a offert à la francophonie quelque chose d’inestimable : la preuve qu’une culture peut être à la fois profondément enracinée et résolument ouverte sur le monde, à la fois populaire et ambitieuse, à la fois drôle et profonde.

Ses contributions majeures — L’Osstidcho, Lindberg, Ordinaire, des dizaines d’albums, une filmographie solide, des collaborations avec les plus grands auteurs québécois et français — constituent un patrimoine d’une richesse rare. Mais c’est peut-être dans la posture plus que dans les œuvres que réside son héritage le plus durable : cette façon d’être artiste sans compromis, de rire de tout sans mépriser rien, et de continuer à se réinventer jusqu’à 80 ans passés.

Pour explorer d’autres artistes qui ont façonné l’humour et la culture québécoises, HUMORIX vous invite à découvrir nos biographies consacrées aux grandes figures de la comédie et de la chanson francophone.

Références et Sources

  1. Robert Charlebois — Wikipédia français, fr.wikipedia.org (maj. 2026)
  2. Biographie officielle de Robert Charlebois — robertcharlebois.com
  3. Charlebois, Robert — Encyclopédie canadienne, thecanadianencyclopedia.ca
  4. Robert Charlebois — Universal Music France, universalmusic.fr
  5. Robert Charlebois, le tour de la chanson québécoise en 80 ans — Qobuz Magazine, qobuz.com, juin 2024
  6. Robert Charlebois, le chanteur ben extraordinaire — NosEnchanteurs, nosenchanteurs.eu, décembre 2024
  7. Robert Charlebois — OSM (Orchestre Symphonique de Montréal), osm.ca
  8. Robert Charlebois — Biographie Nostalgie, nostalgie.fr
  9. Robert Charlebois — Babelio, babelio.com
  10. Robert Charlebois — Melody TV, melody.tv
  11. Robert Charlebois — Canadian Songwriters Hall of Fame, cshf.ca

Partager sur :

D

écouvrir

Tom Boudet est un humoriste originaire des Hauts-de-France dont la jeunesse — il a 21 ans lors de sa résidence au Point Virgule
Artiste
Tom Boudet est un humoriste originaire des Hauts-de-France...
Louis Cattelat est un humoriste et scénariste français dont la trajectoire déjoue tous les clichés du milieu. Originaire de Montpellier
Artiste
Louis Cattelat est un humoriste et scénariste français...

R

éseaux

L

a  

N

ewsletter

faite avec     

H

umour

Newsletter form

L

a  

N

ewsletter

faite avec     

H

umour

Newsletter form