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Bun Hay Mean : Le « Chinois Marrant » qui a Ouvert la Voie de l’Humour Asiatique en France

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Note importante : Bun Hay Mean est décédé le 10 juillet 2025 à Paris à l’âge de 43 ans, des suites d’une chute accidentelle. Cette biographie rend hommage à sa carrière et à son héritage dans l’humour français.

Bun Hay Mean, de son vrai nom Xuan Thuan Tran, fut un humoriste, acteur et scénariste français qui incarna le renouveau de la comédie multiculturelle hexagonale. Né le 29 novembre 1981 à Lormont en Gironde, près de Bordeaux, cet artiste d’origine cambodgienne et chinoise sut transformer son parcours personnel en matière comique universelle. Fils de réfugiés ayant fui le régime des Khmers rouges en 1977, Bun grandit entre deux cultures et développa très tôt un regard décalé sur la société française. De ses débuts dans les cafés-théâtres bordelais jusqu’à sa révélation nationale au Jamel Comedy Club en 2014 où il devint le « Chinois marrant », en passant par des années de galère, Bun Hay Mean construisit une carrière fondée sur l’authenticité, l’énergie débordante et un humour qui célébrait la diversité sans jamais tomber dans le communautarisme.

Qui était véritablement Xuan Thuan Tran devenu Bun Hay Mean ? Un survivant qui transforma ses épreuves en force comique, un observateur aiguisé qui décortiquait avec finesse les malentendus interculturels, et surtout un artiste généreux qui refusait de s’enfermer dans un humour identitaire étroit. Titulaire d’une licence en informatique obtenue en 2006, il quitta la sécurité d’un emploi stable pour poursuivre son rêve artistique, affrontant la précarité avec une détermination sans faille.

Comment un jeune homme de Lormont, issu de l’immigration cambodgienne et chinoise, devint-il l’une des figures marquantes de l’humour français ? Par la suite, cette biographie explorera son parcours inspirant, de ses premiers sketches à Bordeaux jusqu’à ses triomphes dans les plus grandes salles parisiennes et les festivals internationaux, révélant un artiste complet dont le talent dépassa largement la seule question des origines.

Chronologie Marquante de Bun Hay Mean

  • 1981 – Naissance à Lormont (Gironde) le 29 novembre, parents réfugiés du régime khmer rouge
  • 1977 – Arrivée des parents en France, fuyant le Cambodge
  • Années 1990 – Adolescence à Bordeaux, passion pour le théâtre et l’humour
  • 2006 – Obtention d’une licence en informatique, début de carrière professionnelle
  • Années 2000 – Débuts dans les cafés-théâtres bordelais, cours d’improvisation
  • Milieu années 2000 – Décision de quitter son emploi à 24 ans pour se consacrer à l’humour, période difficile à Paris
  • 2011 – Premiers rôles au cinéma dans De l’huile sur le feu
  • 2012 – Participation à Comme un chef avec Jean Reno et Michaël Youn
  • 2014 – Révélation nationale au Jamel Comedy Club (saison 7), surnommé le « Chinois marrant »
  • 2014 – Premier one-man-show Chinois marrant dans la légende de Bun Hay Mean
  • 2016 – Second spectacle Bun Hay Mean, participation au Festival du rire de Montreux
  • 2017 – Nouvelle participation à Montreux Comedy, rôle dans Problemos d’Éric Judor
  • 2019-2021 – Série Craignos puis Carrément craignos de Jean-Pascal Zadi
  • 2021-2022 – Spectacle Le Monde appartient à ceux qui le fabriquent, représentations au Théâtre Marigny
  • 2023 – Tournée En récréation, spectacle Tous égo à L’Européen
  • 2023 – Rôle dans Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu (sortie février 2023)
  • 2025 – Dernières représentations de Kill Bun à l’Apollo Théâtre
  • 10 juillet 2025 – Décès à Paris à l’âge de 43 ans

Les Origines de Bun Hay Mean : Enfance et Premiers Pas dans l’Humour

Xuan Thuan Tran, qui deviendrait Bun Hay Mean, naquit le 29 novembre 1981 à Lormont, commune de la banlieue bordelaise située sur la rive droite de la Garonne. Sa venue au monde en France résulta d’un drame historique : ses parents avaient fui le Cambodge en 1977 pour échapper au génocide perpétré par les Khmers rouges de Pol Pot. Son père était cambodgien tandis que sa mère était chinoise, offrant au jeune Xuan un double héritage culturel asiatique qu’il porta toute sa vie. Cette histoire familiale tragique, marquée par l’exil et la survie, constitua le terreau sur lequel germa plus tard son humour, mêlant gravité historique et légèreté salvatrice.

L’enfance de Bun se déroula dans la région bordelaise, territoire où être asiatique dans les années 1980-1990 signifiait souvent être perçu comme différent. Cette expérience de l’altérité, du regard des autres, des questions répétitives sur ses origines, forgea chez le jeune garçon une conscience aiguë des stéréotypes et des malentendus interculturels. Néanmoins, plutôt que de s’en offenser, Bun développa très tôt un mécanisme de défense qui devint sa force : l’humour. Ainsi, il apprit à rire de ces situations absurdes, à retourner les clichés et à créer du lien par la dérision plutôt que la victimisation.

Durant son adolescence, Bun se passionna pour le théâtre et l’humour. Il écrivit ses premiers sketches, inspirés de son quotidien biculturel, de ses observations des codes sociaux français et asiatiques, et des décalages comiques qui en résultaient. Par ailleurs, il se produisit dans les cafés-théâtres bordelais, testant ses textes devant des publics locaux. Parallèlement, il suivit des cours d’improvisation qui développèrent chez lui cette spontanéité et cette énergie qui caractérisèrent plus tard ses prestations.

Néanmoins, la passion artistique ne suffit pas à rassurer ses parents qui, ayant connu l’exil et la précarité, aspiraient à ce que leur fils choisisse une voie professionnelle stable. Dès lors, Bun poursuivit des études en informatique, domaine prometteur dans les années 2000, et obtint sa licence en 2006. Il exerça ensuite un emploi dans ce secteur, vivant cette double vie entre le travail alimentaire le jour et la scène le soir. Toutefois, cette schizophrénie professionnelle devint rapidement insupportable : Bun ressentit un appel irrésistible vers la comédie et comprit qu’il ne pourrait jamais s’épanouir dans un bureau.

La décision de tout quitter pour se consacrer à l’humour représenta un acte de courage. En 2005, à 24 ans, il partit pour Paris avec l’ambition de vivre de la scène. Malheureusement, cette audace se heurta à une réalité brutale : vivre de l’humour à Paris sans réseau ni contacts s’avéra extrêmement difficile. Ainsi, Bun traversa une période sombre où il connut la rue, dormant où il pouvait, se nourrissant de peu, mais continuant obstinément à monter sur scène dès qu’une occasion se présentait. Cette expérience de la précarité extrême marqua profondément son caractère et nourrit plus tard son humour d’une authenticité rare.

Le Style Unique de Bun Hay Mean : Analyse et Évolution

La Révélation : Comment Bun Hay Mean Conquit le Public

La carrière de Bun Hay Mean décolla véritablement en 2014, année charnière qui transforma sa vie. Après des années de galère parisienne où il se produisait dans des cafés et restaurants, il fut repéré par Alain Degois, fondateur de la compagnie théâtrale du Déclic Théâtre. Cette rencontre lui permit de côtoyer d’autres humoristes émergents comme Kheiron et Kyan Khojandi, et surtout de faire la connaissance de Jamel Debbouze. Ce dernier, impressionné par son talent et son énergie, lui proposa d’intégrer la saison 7 de son émission culte, le Jamel Comedy Club, en 2014.

Cette apparition télévisée changea tout. Le public découvrit un humoriste au style unique, qui osait s’approprier avec humour et fierté l’étiquette « Chinois marrant », transformant ainsi une possible insulte en marque de fabrique. Par ailleurs, Bun ne se contentait pas de parler de ses origines : il déconstruisait avec intelligence les stéréotypes sur les Asiatiques tout en célébrant la richesse de son double héritage culturel.

Fort de ce succès, Bun monta la même année son premier spectacle solo, Chinois Marrant dans la légende de Bun Hay Mean, qui rencontra immédiatement l’adhésion du public. Sa révélation reposait sur plusieurs éléments : une énergie scénique débordante, une authenticité désarmante, un humour incisif mais jamais méchant, et surtout une capacité à transformer l’expérience personnelle de l’immigration en matière comique universelle.

Techniques et Signature Artistique

L’humour de Bun Hay Mean se caractérisait par plusieurs éléments distinctifs :

Énergie communicative : Sur scène, Bun était un tourbillon d’énergie. Il bougeait constamment, multipliait les expressions faciales, alternait les rythmes, créant ainsi une dynamique qui tenait le public en haleine du début à la fin.

Humour biculturel sans victimisation : Bun parlait abondamment de ses origines, mais toujours avec fierté et humour, jamais avec ressentiment. Il déconstruisait les clichés sur les Asiatiques (travailleurs, discrets, bons en maths) tout en reconnaissant avec autodérision qu’ils contenaient parfois une part de vérité.

Franc-parler et provocation maîtrisée : Bun n’hésitait pas à aborder des sujets sensibles (racisme, immigration, intégration) avec un franc-parler qui pouvait surprendre, mais toujours dans le but de provoquer la réflexion plutôt que le malaise.

Narration autobiographique : Ses spectacles s’appuyaient largement sur son expérience personnelle : l’exil de ses parents, son enfance à Bordeaux, ses années de galère, offrant ainsi au public une authenticité rare.

Message de fraternité : Malgré la provocation apparente, l’humour de Bun véhiculait toujours un message de respect, de tolérance et de fraternité entre les communautés.

Improvisation et spontanéité : Sa formation en improvisation transparaissait dans sa capacité à interagir avec le public, à rebondir sur des situations inattendues, à ne jamais paraître figé dans un texte appris.

L’évolution de son style, de Chinois Marrant (2014) à Bun Hay Mean (2016), puis Le Monde appartient à ceux qui le fabriquent (2021-2022), En récréation (2023) et Tous égo (2023), témoigna d’une maturation artistique constante. Si les premiers spectacles reposaient davantage sur les anecdotes liées aux origines, les suivants élargirent le propos pour aborder des thèmes plus universels tout en conservant cette authenticité qui faisait sa marque.

Son dernier spectacle, Kill Bun (2025), aborda des sujets encore plus personnels, notamment ses problèmes de santé mentale, démontrant une fois de plus son courage à transformer la vulnérabilité en force créative.

Les Spectacles et Œuvres Cultes de Bun Hay Mean

Spectacles One-Man Show

Chinois marrant dans la légende de Bun Hay Mean (2014-2015) : Son premier spectacle solo marqua sa véritable émergence sur la scène parisienne. Créé la même année que sa révélation au Jamel Comedy Club, ce show exploitait pleinement son personnage de « Chinois marrant », déconstruisant les stéréotypes sur les Asiatiques avec humour et intelligence. Le spectacle tournait dans diverses salles parisiennes dont le Théâtre de Dix Heures, la Nouvelle Seine, l’Apollo Théâtre.

Bun Hay Mean (2016-2017) : Son deuxième spectacle confirma son talent et élargi son propos au-delà de la seule question identitaire. Fort du succès du premier, Bun approfondit son style en abordant des thèmes universels (l’intégration, l’éducation, la politique) tout en conservant son énergie et son franc-parler caractéristiques. Ce spectacle lui permit de se produire au prestigieux Festival du rire de Montreux en 2016 et 2017, consacrant sa reconnaissance internationale.

Le Monde appartient à ceux qui le fabriquent (2019-2022) : Ce troisième spectacle marqua une nouvelle évolution artistique. Joué dans de nombreuses salles parisiennes (La Nouvelle Ève, Le Grand Point Virgule, Palais des Glaces, L’Européen), il connut son apothéose avec deux dernières représentations au prestigieux Théâtre Marigny en novembre 2022. Le spectacle témoignait d’une maturité croissante dans l’écriture et l’interprétation.

En récréation (2023) : Annoncé comme son nouveau one-man-show, ce spectacle débuta par une tournée de rodage de cinquante dates en province entre mars et juin 2023, avant de revenir à Paris.

Tous égo (2023) : Présenté à L’Européen à la rentrée 2023, ce spectacle confirma la productivité créative de Bun et sa capacité à renouveler constamment son propos.

Kill Bun (2025) : Son dernier spectacle, en référence au film Kill Bill de Quentin Tarantino, aborda des sujets très personnels liés à sa santé mentale. Programmé à l’Apollo Théâtre d’avril à juin 2025, ce spectacle témoigna de son courage à partager ses vulnérabilités avec le public.

Émissions Télévisées et Radiophoniques

Jamel Comedy Club (2014, saison 7) : Cette participation fut le tournant décisif de sa carrière, lui offrant une visibilité nationale et le soutien de Jamel Debbouze qui devint son mentor.

Filmographie et Cinéma

Bun Hay Mean débuta sa carrière non pas sur scène mais au cinéma, une particularité de son parcours.

De l’huile sur le feu (2011) : Son premier rôle au cinéma, aux côtés de Vincent Lacoste, marqua ses débuts devant la caméra.

Comme un chef (2012) : Il apparut dans cette comédie portée par Jean Reno et Michaël Youn, confirmant sa présence à l’écran.

Problemos (2017) : Éric Judor fit appel à lui pour incarner Claude, le « shaman » de la communauté dans cette comédie décalée. Cette collaboration témoigna de la reconnaissance de ses pairs.

Platane (série, 2017) : Éric Judor lui confia également un rôle dans un épisode de sa série, poursuivant leur collaboration.

Craignos (2019-2020) puis Carrément craignos (2021) : Jean-Pascal Zadi l’engagea dans ces séries humoristiques, lui offrant une nouvelle vitrine télévisuelle.

Classico (2022) : Participation à cette production cinématographique.

Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu (2023) : Il figura au générique de ce blockbuster de Guillaume Canet, sorti le 1er février 2023, lui offrant une visibilité maximale.

Les Répliques Cultes de Bun Hay Mean

Les répliques exactes de Bun Hay Mean nécessiteraient un accès direct à ses spectacles. Toutefois, son humour reposait sur des observations telles que :

  • Des déconstructions des stéréotypes sur les Asiatiques
  • Des comparaisons entre les cultures française, chinoise et cambodgienne
  • Des anecdotes sur son expérience de l’immigration et de l’intégration
  • Des observations sur le racisme ordinaire transformées en humour
  • Des jeux sur son surnom « Chinois marrant »

Bun Hay Mean en Coulisses : Personnalité et Méthode de Travail

Bun Hay Mean était connu pour son authenticité et sa générosité, tant sur scène qu’en coulisses. Contrairement à certains artistes qui cultivent une persona scénique éloignée de leur personnalité réelle, Bun restait fidèle à lui-même : énergique, franc, chaleureux et profondément humain. Ceux qui le côtoyèrent témoignèrent d’un artiste accessible, sans ego démesuré, qui n’oubliait jamais d’où il venait.

Sa méthode de travail reposait largement sur l’observation du quotidien et l’expérience personnelle. Bun puisait sa matière comique dans son vécu, ses rencontres, les situations absurdes qu’il croisait. Cette approche autobiographique donnait à son humour une authenticité que le public ressentait immédiatement. Par ailleurs, sa formation en improvisation lui permettait de tester en permanence de nouvelles idées lors de scènes ouvertes ou de petites salles avant d’intégrer les meilleures trouvailles à ses spectacles.

Bun entretenait des relations professionnelles étroites avec plusieurs figures de l’humour français. Jamel Debbouze, qui l’avait révélé au grand public, resta un soutien constant tout au long de sa carrière. De même, Éric Judor, qui fit appel à lui pour Problemos et Platane, apprécia manifestement son talent et sa présence à l’écran. Jean-Pascal Zadi, en l’engageant pour Craignos, témoigna également de cette reconnaissance par ses pairs.

Sa philosophie artistique pouvait se résumer ainsi : utiliser l’humour comme arme contre les préjugés, célébrer la diversité sans tomber dans le communautarisme, transformer la souffrance et les difficultés en rire salvateur, et toujours privilégier l’authenticité sur l’effet facile. Comme il le déclarait lui-même : « L’humour, c’est la poésie du désespoir. » Cette formule résumait parfaitement sa capacité à transformer les épreuves de la vie en matière comique.

Dans son dernier spectacle Kill Bun, Bun eut le courage d’évoquer publiquement ses problèmes de santé mentale, démontrant une fois de plus sa volonté de ne rien cacher et de transformer sa vulnérabilité en force. Cette transparence créa un lien puissant avec son public qui admirait son courage autant que son talent.

L’Héritage de Bun Hay Mean : Impact sur l’Humour Français

Influence sur les Nouvelles Générations

Bun Hay Mean représenta une avancée majeure dans la représentation de la diversité asiatique dans l’humour français. Avant lui, peu d’humoristes d’origine asiatique avaient réussi à percer nationalement, les Asiatiques étant souvent cantonnés à des rôles secondaires stéréotypés au cinéma. En s’appropriant avec humour l’étiquette « Chinois marrant », Bun ouvrit un espace pour l’humour asiatique en France et inspira toute une génération de jeunes comiques d’origine asiatique qui se sentent désormais légitimes à monter sur scène.

Par ailleurs, son parcours de résilience inspira bien au-delà de la seule communauté asiatique. Son histoire de survie, sa capacité à transformer les épreuves en force créative, et son refus de la victimisation résonnèrent auprès de tous ceux qui connurent la précarité et le doute. Ainsi, Bun incarna une forme d’espoir : le talent et la détermination peuvent triompher des circonstances les plus difficiles.

Son humour biculturel, qui célébrait la richesse de la diversité plutôt que de s’enfermer dans le communautarisme, influença également de nombreux humoristes issus de l’immigration qui cherchent à construire un discours inclusif. Bun démontra qu’on peut parler de ses origines sans exclure ceux qui ne les partagent pas, créant ainsi un humour véritablement universel.

Place dans le Patrimoine Culturel

L’héritage de Bun Hay Mean dans le patrimoine culturel français est désormais fixé par son décès prématuré en 2025. Ses spectacles témoignent d’une France multiculturelle en constante évolution, où les enfants d’immigrés construisent une identité composite mêlant héritages multiples et appartenance française. Dans les années à venir, ses œuvres constitueront des archives précieuses de cette période de transformation sociale.

Son rôle de pionnier de l’humour asiatique en France lui garantit une place dans l’histoire de la comédie francophone. De même que Jamel Debbouze ouvrit la voie pour l’humour maghrébin, Bun Hay Mean ouvrit celle de l’humour asiatique, prouvant que la France comique peut être aussi diverse que la France réelle.

La pérennité de son œuvre se mesure à sa capacité à avoir touché différents publics : les Asiatiques qui se reconnurent dans ses anecdotes, les enfants d’immigrés de toutes origines qui partagèrent des expériences similaires, et le public français dans son ensemble qui découvrit avec bienveillance la richesse de la diversité culturelle. Cette transversalité garantit une large diffusion de son travail pour les générations futures.

Son décès brutal en juillet 2025, à seulement 43 ans, alors qu’il était en pleine créativité avec Kill Bun, rend son héritage d’autant plus poignant. La communauté humoristique française lui rendit de nombreux hommages, saluant non seulement son talent mais aussi sa générosité, son authenticité et son courage.

Questions Fréquentes sur Bun Hay Mean

Où est né Bun Hay Mean ?

Bun Hay Mean (Xuan Thuan Tran) est né le 29 novembre 1981 à Lormont en Gironde, près de Bordeaux. Ses parents, réfugiés cambodgiens et chinois, avaient fui le régime des Khmers rouges en 1977.

Quand Bun Hay Mean a-t-il commencé sa carrière ?

Bun débuta dans les cafés-théâtres bordelais dans les années 2000 après des études d’informatique. Sa révélation nationale intervint en 2014 avec sa participation au Jamel Comedy Club (saison 7) où il devint le « Chinois marrant ».

Quels sont les spectacles les plus connus de Bun Hay Mean ?

Les spectacles marquants incluent Chinois marrant dans la légende de Bun Hay Mean (2014), Bun Hay Mean (2016), Le Monde appartient à ceux qui le fabriquent (2021-2022), Tous égo (2023) et Kill Bun (2025).

Comment Bun Hay Mean a-t-il marqué l’humour français ?

Bun ouvrit la voie à l’humour asiatique en France, démontra qu’on peut parler de ses origines avec universalité, et inspira par son parcours de résilience. Il transforma les stéréotypes en force comique et prôna un message de fraternité.

Quel était le style d’humour de Bun Hay Mean ?

Bun pratiquait un humour biculturel énergique, mêlant autodérision joyeuse, observations sociales fines et narration autobiographique. Son style reposait sur l’authenticité, le franc-parler et le refus de la victimisation.

Bun Hay Mean a-t-il remporté des prix ?

Les sources disponibles ne mentionnent pas de prix spécifiques majeurs. Néanmoins, sa participation aux festivals prestigieux (Montreux Comedy 2016-2017) et sa révélation au Jamel Comedy Club témoignèrent de sa reconnaissance professionnelle.

Dans quels films Bun Hay Mean a-t-il joué ?

Bun apparut notamment dans De l’huile sur le feu (2011), Comme un chef (2012), Problemos (2017), Classico (2022) et Astérix et Obélix : L’Empire du Milieu (2023), ainsi que dans les séries Platane, Craignos et Carrément craignos.

Qui a influencé Bun Hay Mean ?

Bun citait Jamel Debbouze comme découvreur et mentor. Son parcours personnel (fuite des parents du Cambodge, expérience de la précarité à Paris) façonna profondément son humour plus que des influences artistiques spécifiques.

Quand et comment est décédé Bun Hay Mean ?

Bun Hay Mean est décédé le 10 juillet 2025 à Paris, à l’âge de 43 ans, des suites d’une chute accidentelle de huit étages dans le 17e arrondissement. Sa disparition brutale émut profondément le monde de l’humour français.

Bun Hay Mean : Une Voix Inoubliable de la Diversité Française

Bun Hay Mean incarnera à jamais l’humour français contemporain dans ce qu’il eut de plus généreux et inspirant. De ses débuts modestes à Bordeaux jusqu’à ses triomphes dans les plus grandes salles parisiennes et les festivals internationaux, il construisit une carrière fondée sur l’authenticité, la résilience et un talent indéniable. Son parcours, marqué par des épreuves considérables (la précarité, les difficultés), témoigna d’une force de caractère exceptionnelle et d’une détermination sans faille qui forcèrent le respect et l’admiration.

Son rôle de pionnier de l’humour asiatique en France lui assure une place durable dans l’histoire de la comédie francophone. En s’appropriant avec humour l’étiquette « Chinois marrant » et en déconstruisant les stéréotypes sur les Asiatiques, il ouvrit un espace pour toute une génération d’humoristes issus de cette communauté. Son humour biculturel, qui célébrait la diversité sans jamais tomber dans le communautarisme, prouva qu’on peut parler de ses origines tout en créant un rire universel qui rassemble plutôt qu’il ne divise.

Bun refusa d’être enfermé dans la seule question identitaire : ses spectacles abordèrent des thèmes universels (la famille, l’intégration, le travail, la santé mentale) qui résonnèrent avec tous les publics. Sa participation à des projets cinématographiques variés et à des festivals prestigieux témoigna également de sa volonté constante d’évolution et d’exploration artistique.

Son décès brutal le 10 juillet 2025, alors qu’il était en pleine créativité avec son spectacle Kill Bun, prive la comédie française d’un talent unique. Les nombreux hommages qui suivirent sa disparition témoignèrent de l’affection et du respect que lui portaient ses pairs et son public. Comme le dirent beaucoup : « Les traces de ce que tu laisses, mon ami, sont éternelles. »

Bun Hay Mean demeurera dans les mémoires comme l’une des figures les plus originales et inspirantes de l’humour français, apprécié pour son énergie communicative, son authenticité désarmante et sa capacité à transformer les épreuves en rire salvateur. Pour découvrir d’autres talents de l’humour français contemporain, explorez les nombreuses biographies disponibles sur HUMORIX.fr, votre encyclopédie de référence de l’humour francophone.

Références et Sources

  1. Wikipedia FR – Bun Hay Mean (consulté le 28 octobre 2025)
  2. AlloCiné – Biographie Bun Hay Mean (consulté le 28 octobre 2025)
  3. TPA.fr – Acteurs théâtre Bun Hay Mean (consulté le 28 octobre 2025)
  4. L’Officiel des spectacles – Bun Hay Mean en spectacle (consulté le 28 octobre 2025)
  5. Rire et Chansons – Biographie Bun Hay Mean (consulté le 28 octobre 2025)
  6. JeSuisMort.com – Bun Hay Mean : Biographie (consulté le 28 octobre 2025)

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