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Pablo Mira : L’Alchimiste de la Satire Française Contemporaine

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Pablo Mira est un humoriste et chroniqueur français né le 24 octobre 1985 à Paris, figure emblématique de la satire contemporaine qui transforme l’actualité en vannes acérées. D’origine espagnole, cet ancien militaire devenu journaliste puis satiriste incarne une nouvelle génération d’humoristes engagés, armés d’une plume incisive et d’un cynisme revendiqué.

Qui est Pablo Mira ? Cofondateur en 2012 du Gorafi, site parodique devenu référence majeure de la satire en ligne française, il s’est imposé comme l’un des chroniqueurs les plus incisifs de sa génération. Après avoir écrit plus de 600 articles pour ce média satirique, il conquiert la télévision avec des chroniques marquantes dans « Le Grand Journal » sur Canal+, « Polonium » sur Paris Première, puis « Quotidien » sur TMC où il décortique avec un humour grinçant la « poésie des haters ». Parallèlement, il mène une carrière de chroniqueur radio sur France Inter dans « Par Jupiter ! » et développe des spectacles solo comme « Pablo Mira dit des choses contre de l’argent » et « Passé simple ».

Comment un jeune Parisien d’origine espagnole ayant servi dans l’armée devient-il l’un des satiristes les plus redoutés du paysage médiatique français ? C’est cette trajectoire singulière, entre journalisme, satire numérique et stand-up cynique, que nous allons explorer. De la création du Gorafi jusqu’à ses chroniques télévisées devenues cultes, découvrez le parcours de celui qui s’autodéfinit comme un « anthropologue de la connerie ».

Chronologie Marquante de Pablo Mira

  • 1985 – Naissance le 24 octobre à Paris, d’origine espagnole par sa famille
  • 2003-2004 – Service militaire comme parachutiste (révélé en 2023 sur Europe 1)
  • 2005-2012 – Études de journalisme et débuts professionnels dans le documentaire
  • 2012 – Cofondation du Gorafi avec Sébastien Liébus (septembre), succès viral immédiat
  • 2014 – Première apparition TV : chronique du Gorafi dans « Le Grand Journal » sur Canal+ (printemps)
  • 2016 – Chroniqueur dans « Polonium » (novembre) puis « Si tu écoutes, j’annule tout » (septembre, France Inter)
  • 2017 – Lancement du podcast « Sérieusement ?! » sur Deezer (avril à décembre 2018)
  • 2017 – Répartition des parts du Gorafi : Sébastien Liébus 51%, Pablo Mira 49%
  • 2019 – Premier one-man-show « Pablo Mira dit des choses contre de l’argent » reprend au Théâtre de l’Œuvre (avril)
  • 2018 – Intégration à « Quotidien » sur TMC avec « La revue de presse des haters » (septembre)
  • 2020 – Création du « Journal de bord » viral pendant le confinement (mars-mai)
  • 2023 – Nouveau spectacle « Passé simple » au Palais des Glaces
  • 2024 – Présence confirmée dans le paysage médiatique français

Les Origines de Pablo Mira : Enfance et Premiers Pas dans l’Humour

Pablo Mira naît le 24 octobre 1985 à Paris. D’origine espagnole par sa famille, il grandit en banlieue parisienne, à Bois-Colombes. Son prénom reflète ces racines hispaniques qu’il évoque régulièrement avec affection, se voyant même finir ses jours en Espagne : « Je passerai mon temps à regarder des paysages arides, ce sera formidable », ironise-t-il. Interrogé sur son Pablo préféré après lui-même (entre Picasso, Escobar ou Andres), il répond sans hésiter : « Je vais en ajouter un quatrième, je suis désolé, je vais casser la trilogie et dire Neruda. »

L’humour imprègne naturellement le quotidien familial. Selon ses propres témoignages, Pablo fait rire dès l’âge de trois ans. Toutefois, c’est véritablement vers quatorze ans qu’un déclic se produit. En traînant avec un groupe de collégiens particulièrement forts en vannes, il découvre le plaisir de faire rire et la puissance sociale de l’humour.

Après un parcours scolaire, Pablo prend une décision surprenante : il s’engage dans l’armée. Il révèle publiquement en 2023 sur Europe 1 avoir été militaire plus jeune, servant comme parachutiste. Cette expérience militaire forge sa discipline, son sens de l’organisation et peut-être aussi son regard acéré sur les structures d’autorité.

Il poursuit ensuite des études en journalisme, se formant à l’analyse de l’actualité, à la déconstruction des discours médiatiques et politiques. Il travaille d’abord comme journaliste sur des documentaires et des enquêtes, développant une approche rigoureuse de l’information. Toutefois, lassé de « rester sérieux », il commence parallèlement à jouer dans des cafés-théâtres, testant ses premières vannes sur des publics de proximité.

Le tournant décisif intervient en 2012. Alors que François Hollande mène sa campagne présidentielle victorieuse, Pablo, 27 ans, s’associe avec son ami Sébastien Liébus pour lancer un projet audacieux : Le Gorafi, site d’information parodique inspiré du modèle américain The Onion. Sébastien Liébus avait déjà commencé à utiliser ce nom en février 2012 pour un compte parodique sur Twitter puis s’était mis à rédiger de faux articles sur un blog en avril. En septembre 2012, la marque Le Gorafi est déposée et le projet prend toute son ampleur.

Le Style Unique de Pablo Mira : Analyse et Évolution

La Révélation : Comment Pablo Mira a Conquis le Public

Le Gorafi connaît un succès immédiat. L’anagramme du Figaro donne le ton : une parodie qui adopte les codes formels du journalisme sérieux pour mieux en révéler l’absurdité. Pablo et Sébastien rédigent deux à trois articles par jour en réaction à l’actualité. En 2017, ils se répartissent les parts : Sébastien Liébus détient 51% et Pablo Mira 49% de la société.

Durant quatre ans et demi, Pablo écrit plus de 600 articles pour Le Gorafi. Cette cadence infernale le formate à trouver des vannes rapidement, à saisir les angles satiriques de l’actualité brûlante. En 2015, il cesse de contribuer à la rédaction quotidienne « faute de temps » mais conserve son rôle de directeur général. Le site sera racheté en novembre 2021 par des investisseurs du numérique.

Le succès du Gorafi ouvre les portes de la télévision. Au printemps 2014, Pablo fait ses débuts sur Canal+ dans « Le Grand Journal » d’Antoine de Caunes. Il y anime la rubrique du Gorafi avec deux segments : « L’info selon des sources contradictoires » présentant des faits d’actualités fictifs, et « Mon opinion votre vérité », éditorial décalé où il incarne un éditorialiste de droite caricatural. La chronique n’est pas reconduite en septembre 2015 dans la nouvelle formule de Maïtena Biraben.

Pablo rebondit immédiatement. En novembre 2016, il rejoint Natacha Polony dans son émission « Polonium » sur Paris Première. Il y tient la chronique « Miranium : La colère de Pablo Mira », délivrant des coups de gueule sur l’actualité dans un décor de bar. La chaîne ne reconduit pas l’émission à la rentrée 2017, mais Pablo a déjà conquis un autre bastion : France Inter.

Dès septembre 2016, il devient chroniqueur hebdomadaire dans « Si tu écoutes, j’annule tout » de Charline Vanhoenacker et Alex Vizorek, rebaptisée « Par Jupiter ! » en 2017. Il y reprend son personnage caricatural d’éditorialiste de droite réactionnaire : polémiste persuadé d’être censuré par la gauche médiatique, s’érigeant contre la « bien-pensance », obsédé par l’argent, tenant des discours volontairement sexistes et racistes, admirateur affiché de Cyril Hanouna, Pascal Praud et Éric Zemmour. Ce personnage au second degré radical divise mais marque les esprits.

En septembre 2018, Pablo intègre l’équipe de « Quotidien » de Yann Barthès sur TMC. Il y crée « La revue de presse des haters », chronique hebdomadaire où il décortique avec délectation les commentaires haineux et truffés de fautes des internautes. En 2023, il évolue vers une nouvelle rubrique : « 4 minutes douche comprise », diffusée les lundi, mardi et mercredi, où il continue de disséquer l’actualité avec son cynisme caractéristique.

Techniques et Signature Artistique

Le style de Pablo Mira repose sur plusieurs piliers reconnaissables :

  • La satire formelle : Adopter les codes du journalisme ou de l’éditorialisme sérieux pour mieux en révéler l’absurdité
  • Le personnage réactionnaire au second degré : Incarner un polémiste caricatural pour dénoncer les dérives du débat public
  • L’anthropologie de la connerie : Observer méthodiquement la bêtise humaine, particulièrement sur les réseaux sociaux
  • La mauvaise foi assumée : Pousser les raisonnements fallacieux jusqu’à l’absurde pour en montrer l’inanité
  • L’écriture ciselée : Héritage du Gorafi, chaque vanne est travaillée, condensée, efficace
  • Le pince-sans-rire : Ton sérieux et posture rigide qui amplifient le décalage comique
  • Les références pop : Mélange culture savante et culture populaire, particulièrement les années 1990

Son processus créatif s’enracine dans l’observation quotidienne de l’actualité et des réseaux sociaux. Contrairement aux humoristes qui puisent dans leur vécu personnel, Pablo extrait son matériau des travers collectifs de la société. Cette approche quasi sociologique lui permet de tenir un rythme de production intense : chroniques hebdomadaires, articles, podcasts, spectacles.

Sa rigueur confine à l’obsession. Il révèle être « un peu nazi » sur la ponctualité, habitude acquise lors de ses directs radio où chaque seconde compte. Cette discipline militaro-journalistique structure tout son travail : les vannes arrivent à l’heure, comme des trains suisses satiriques.

Les Spectacles et Œuvres Cultes de Pablo Mira

Spectacles One-Man-Show

Pablo Mira dit des choses contre de l’argent (2017-2019)
Premier spectacle solo qui établit sa signature scénique. Pablo y incarne un éditorialiste cynique, « winner misérable » et « loser magnifique » dont la devise est « Mon opinion, votre vérité ». Il y propose une galerie de personnages loufoques lui permettant d’explorer les contradictions de la société contemporaine. Le spectacle mêle observation sociale, autodérision et références à la culture pop des années 1990. Après des représentations initiales, il reprend le spectacle au Théâtre de l’Œuvre en avril 2019 avant d’entamer une tournée nationale.

Passé simple (2023-présent)
Second one-man-show coécrit avec Morgan Riester, présenté au Palais des Glaces fin 2023 puis en tournée. Ce spectacle explore les années 1990 avec un mélange d’images et de sons diffusés sur scène, créant une expérience immersive nostalgique. Pablo y revisite sa jeunesse avec le recul ironique qui caractérise son humour. « L’idée n’était pas de dire que c’était mieux avant – ce qui, pour le coup, serait vraiment un truc réactionnaire – mais de parler d’une période importante, qui va de nos 5 à nos 15 ans, qui nous structure dans notre façon de voir le monde et la vie », explique-t-il. Le titre joue sur le double sens : temps grammatical de la narration et évocation d’un passé révolu, plus « simple » que notre époque hyperconnectée.

Émissions Télévisées et Radiophoniques

Le Grand Journal (printemps 2014-septembre 2015) : Première exposition télévisuelle majeure avec la chronique du Gorafi. Pablo y développe ses segments « L’info selon des sources contradictoires » et « Mon opinion votre vérité », posant les bases de son personnage satirique.

Polonium (novembre 2016-rentrée 2017) : Chronique « Miranium : La colère de Pablo Mira » dans l’émission de Natacha Polony sur Paris Première. Coups de gueule hebdomadaires qui affûtent son style polémique.

Si tu écoutes, j’annule tout / Par Jupiter ! (depuis septembre 2016) : Chroniqueur hebdomadaire sur France Inter, incarnant un polémiste de droite caricatural. Cette présence radiophonique régulière ancre sa notoriété auprès d’un public intellectuel et engagé.

Quotidien (depuis septembre 2018) : D’abord « La revue de presse des haters » (2018-2021), puis « 4 minutes douche comprise » à partir de 2023. Ces chroniques deviennent cultes, établissant Pablo comme l’un des visages marquants de l’émission de Yann Barthès.

Les Grosses Têtes (une saison) : Passage temporaire dans l’émission RTL, élargissant son audience mais ne prolongeant pas l’expérience.

Univers Digital et Podcasts

Sérieusement ?! (avril 2017-décembre 2018) : Podcast qu’il anime sur Deezer, production originale réalisée par Josselin Bordat de Brain Magazine. Pablo y décortique avec humour et sérieux les travers de la société et de l’actualité. Le podcast est repris début 2019 par David Castello-Lopes et Thomas Croisière.

Journal de bord (mars-mai 2020) : Série de vidéos créée pendant la crise sanitaire, le dépeignant en confiné ayant perdu la raison. Diffusée sur « Quotidien » puis sur ses réseaux sociaux, cette série reprend lors du couvre-feu d’octobre 2020. Format court incisif qui devient viral et marque les mémoires.

Talk sur gTV (depuis 2020) : Animation d’un talk-show sur la web TV d’Ubisoft consacrée aux jeux vidéo. Émission tournée à la Gaîté Lyrique, diffusée un jeudi sur trois, abordant diverses thématiques (nourriture, argent, nature) appliquées aux jeux vidéo.

Réseaux sociaux : Très présent sur Instagram (plus de 200 000 abonnés) et Twitter (environ 70 000 abonnés), Pablo y maintient une communauté engagée. Ses publications prolongent ses chroniques et spectacles, créant un écosystème médiatique complet.

Les Répliques Cultes de Pablo Mira

  • « RIP la chatesdrale » – Commentaire de hater cité après l’incendie de Notre-Dame, devenu emblématique de sa chronique.
  • « Derrière chaque hater, il y a un cœur qui bat » – Devise bienveillante et ironique de sa revue de presse.
  • « Mon opinion, votre vérité » – Slogan de son personnage d’éditorialiste caricatural.
  • « Ce n’est pas aux hommes de réprimer leurs pulsions, c’est aux femmes de courir plus vite » – Provocation au second degré de son spectacle.
  • « On n’a plus les moyens d’accueillir toute la misère du monde, la France n’est pas la mâchoire de Didier Deschamps » – Vanne absurde mêlant xénophobie caricaturale et référence footballistique.
  • « J’ai rien contre l’Afrique, j’adore ce pays » – Erreur géographique volontaire illustrant l’ignorance qu’il dénonce.
  • « Toulouse : il se fait abattre de 46 balles dans le corps pour avoir demandé un pain au chocolat » – Article Gorafi sur la guerre chocolatine/pain au chocolat.
  • « Benoît, le fameux ami noir de tous les racistes » – Portrait Gorafi dénonçant les stratégies de dédouanement.
  • « Je suis un anthropologue de la connerie » – Autodéfinition philosophique de son travail.
  • « Les haters ont eu raison de moi. Je coupe mes cheveux longs » – Happening capillaire viral dans « Quotidien ».
  • « Pendant les quatre ans et demi que ça a duré, ce fut une aventure incroyable et passionnante » – Sur l’expérience du Gorafi.
  • « Ça vous formate de trouver autant de vannes » – Sur le rythme de production au Gorafi.

Pablo Mira en Coulisses : Personnalité et Méthode de Travail

Pablo Mira cultive le mystère sur sa vie privée. Contrairement à de nombreux humoristes qui font de leur quotidien leur matériau comique, il préserve farouchement son intimité. Aucune apparition publique avec une compagne n’est documentée, aucune révélation sur sa vie sentimentale. Cette discrétion contraste avec son omniprésence médiatique, créant une frontière nette entre le personnage public et l’homme privé.

Professionnel jusqu’à l’obsession, il ne tolère aucun retard. Son passage par l’armée et les contraintes du direct radiophonique ont façonné cette rigueur. Lors d’interviews, il prévient systématiquement ses interlocuteurs : « Ne sois pas en retard, il déteste ça. » Cette ponctualité maniaque structure tout son emploi du temps et ses collaborations.

Contrairement à l’image cynique qu’il renvoie, les témoignages de ses collaborateurs révèlent un travailleur méticuleux et perfectionniste. Sébastien Liébus, son comparse du Gorafi, explique : « Celles du Gorafi sont très travaillées en amont. Moi, je ne suis pas quelqu’un de drôle, alors que Pablo a une repartie naturelle. » Cette discipline d’écriture, acquise durant les années Gorafi, imprègne tous ses projets.

Sur le plan des influences, Pablo cite volontiers Alex Vizorek, avec qui il a travaillé sur France Inter et qui l’a invité à des galas en Belgique. Il révèle également un attachement à ses racines espagnoles, envisageant même de finir ses jours en Espagne. Interrogé sur son Pablo préféré après lui-même, il répond sans hésiter : « Je vais en ajouter un quatrième, je suis désolé, je vais casser la trilogie et dire Neruda. »

Sa relation avec le cinéma reste prudente. Interrogé sur une éventuelle carrière d’acteur, il répond avec lucidité : « Je ne sais pas si je pourrais le faire correctement. Jouer devant une caméra, c’est un autre métier. Et puis, il y a plusieurs registres : la comédie, et le drame. Et en drame, a priori, je suis encore assez loin du niveau d’un Daniel Day-Lewis… Donc, il faut y aller modestement. »

L’Héritage de Pablo Mira : Impact sur l’Humour Français

Influence sur les Nouvelles Générations

Pablo Mira a contribué à redéfinir la satire française en l’adaptant aux codes numériques. Le Gorafi, qu’il a cofondé, est devenu une référence incontournable, cité par les médias traditionnels, partagé massivement sur les réseaux sociaux, parfois même confondu avec de véritables informations tant sa parodie formelle est parfaite. Cette réussite a inspiré de nombreux créateurs de contenus satiriques en ligne.

Son personnage d’éditorialiste réactionnaire caricatural a ouvert une voie nouvelle dans la dénonciation des dérives du débat public. Plutôt que de critiquer frontalement les polémistes de plateaux, Pablo choisit de les incarner jusqu’à l’absurde, révélant par l’excès la vacuité de leurs discours. Cette stratégie du « second degré radical » influence toute une génération d’humoristes engagés.

Sa chronique « La revue de presse des haters » a popularisé l’idée que la bêtise des commentaires en ligne mérite d’être élevée au rang d’objet d’étude comique. En donnant une tribune aux fautes d’orthographe et aux raisonnements fallacieux des internautes, il transforme la toxicité numérique en matériau artistique, retournant l’arme contre ses producteurs.

Place dans le Patrimoine Culturel

Quinze ans après ses débuts, Pablo Mira occupe une place singulière dans le paysage humoristique français. Il incarne la génération des satiristes numériques devenus stars médiatiques, capables de naviguer entre web, radio, télévision et scène avec une fluidité remarquable.

Son humour s’inscrit dans la lignée des grands satiristes français – de Pierre Desproges à Cavanna –, mais avec une conscience aiguë des mutations technologiques et sociétales. Là où Desproges ciblait le pouvoir politique et les tabous moraux, Pablo vise la sottise démocratisée par les réseaux sociaux et l’inflation polémique des médias continus.

Le Gorafi restera probablement son héritage le plus durable. Racheté en 2021, le site continue de produire des contenus satiriques et reste une référence culturelle majeure. Pablo peut se targuer d’avoir créé, à 27 ans, une institution de l’humour français contemporain.

Sa capacité à incarner des personnages odieux tout en restant sympathique témoigne d’un talent rare. Le public comprend que Pablo ne croit évidemment pas les horreurs que son personnage profère, mais apprécie la virtuosité avec laquelle il les formule. Cette dialectique complexe entre l’artiste et son masque fait de lui un cas d’étude fascinant pour comprendre l’humour engagé contemporain.

Son influence dépasse le simple cadre du divertissement. En s’attaquant frontalement aux dérives du débat public, à la désinformation, au populisme et à la haine en ligne, Pablo Mira participe à une forme de résistance culturelle. Son rire est une arme politique, son cynisme un rempart contre la bêtise ambiante.

Questions Fréquentes sur Pablo Mira

Où est né Pablo Mira ?

Pablo Mira est né le 24 octobre 1985 à Paris. Il a grandi en banlieue parisienne, à Bois-Colombes, dans une famille d’origine espagnole.

Quand Pablo Mira a-t-il commencé sa carrière ?

Il devient professionnel de la blague en septembre 2012 en cofondant Le Gorafi avec Sébastien Liébus. Ses débuts télévisuels datent du printemps 2014 sur Canal+ dans « Le Grand Journal ».

Quels sont les spectacles les plus connus de Pablo Mira ?

Ses spectacles majeurs incluent « Pablo Mira dit des choses contre de l’argent » présenté de 2017 à 2019, et « Passé simple » coécrit avec Morgan Riester, créé en 2023 au Palais des Glaces.

Comment Pablo Mira a-t-il marqué l’humour français ?

Il a cofondé Le Gorafi, site satirique devenu référence majeure, et créé la chronique culte « La revue de presse des haters » dans « Quotidien », transformant la bêtise en ligne en matériau comique.

Quel est le style d’humour de Pablo Mira ?

Son style mêle satire politique aiguisée, cynisme revendiqué et second degré radical. Il incarne un éditorialiste réactionnaire caricatural pour dénoncer les dérives du débat public.

Pablo Mira a-t-il remporté des prix ?

Bien que n’ayant pas remporté de prix officiels majeurs, Le Gorafi qu’il a cofondé est devenu une institution culturelle reconnue, rachetée en 2021 par des investisseurs.

Où peut-on voir les spectacles de Pablo Mira ?

Son spectacle « Passé simple » est en tournée nationale. Il est également chroniqueur régulier dans « Par Jupiter ! » sur France Inter et « Quotidien » sur TMC.

Qui a influencé Pablo Mira ?

Formé au journalisme, il a été influencé par la satire du site américain The Onion pour créer Le Gorafi, ainsi que par les grands satiristes français et ses collaborateurs comme Alex Vizorek.

Pablo Mira a-t-il fait son service militaire ?

Oui, il révèle en 2023 sur Europe 1 avoir été militaire plus jeune, servant comme parachutiste entre le lycée et ses études supérieures.

Quelle est la particularité du Gorafi ?

Le Gorafi, dont le nom est l’anagramme du Figaro, est un site d’information parodique qui adopte les codes formels du journalisme sérieux pour créer des articles satiriques absurdes mais formellement parfaits.

Pablo Mira : Un Satiriste pour Notre Époque

Pablo Mira incarne l’humour français du XXIe siècle : connecté, engagé, cynique mais jamais désespéré. Du Gorafi à « Quotidien », de France Inter aux planches des théâtres, il a su imposer un style reconnaissable entre mille, fait de second degré radical et de lucidité désabusée.

En quinze ans de carrière, il a transformé l’observation de la bêtise humaine en art véritable. Ses plus de 600 articles pour Le Gorafi, ses chroniques hebdomadaires, ses spectacles ciselés ne sont pas le fruit du hasard mais d’une discipline militaire et d’un perfectionnisme journalistique appliqués à la vanne.

Son influence dépasse le simple cadre du divertissement. En créant Le Gorafi, il a offert à la France un outil de résistance satirique face à la désinformation. En incarnant l’éditorialiste réactionnaire jusqu’à l’absurde, il dénonce les dérives du débat public mieux qu’aucune tribune sérieuse. En élevant les commentaires de haters au rang d’objets comiques, il retourne l’arme de la haine contre ses producteurs.

Pablo Mira prouve qu’on peut être drôle et engagé, cynique et bienveillant, provocateur et intelligent. Son héritage se mesure moins en récompenses officielles qu’en influence culturelle : combien de vannes du Gorafi sont entrées dans le langage commun ? Combien de spectateurs ont appris à décrypter les manipulations médiatiques en riant de ses chroniques ?

Découvrez également sur HUMORIX les biographies d’autres figures majeures de l’humour français comme Blanche Gardin, Alex Vizorek, Olivier de Benoist ou Florence Foresti, et plongez dans l’univers fascinant de la satire francophone.

Références et Sources

  1. Wikipedia FR – Pablo Mira – https://fr.wikipedia.org/wiki/Pablo_Mira – Article encyclopédique, consulté décembre 2024
  2. L’Avenir – 5 choses que vous ne savez pas sur Pablo Mira – https://www.lavenir.net/culture/2023/04/12/5-choses-que-vous-ne-savez-peut-etre-pas-a-propos-de-pablo-mira – Interview avril 2023
  3. Site officiel pablomira.com – https://www.pablomira.com/ – Informations officielles
  4. Spectable – Pablo Mira – https://www.spectable.com/artiste/pablo-mira – Présentation artistique
  5. Wikimonde – Pablo Mira – https://wikimonde.com/article/Pablo_Mira – Documentation complète
  6. TPA – Pablo Mira Biographie – https://tpa.fr/acteurs-theatre/mira-pablo-12271.html – Parcours théâtral
  7. Europe 1 – Révélation sur son passé militaire, 2023
  8. Wikipedia – Le Gorafi – Documentation de la création et évolution du site
  9. Articles de presse – Canal+, France Inter, TMC – Parcours médiatique documenté
  10. Interviews médias divers – Contexte et citations authentifiées

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