Fanny Ruwet « On disait qu’on faisait la fête » : l’Olympia, Canal+ et la difficulté d’être adulte
Fanny Ruwet a joué « On disait qu’on faisait la fête » à l’Olympia le 2 janvier 2026 — une salle de 2 000 places qu’elle a réussi à remplir dès le début de l’année. Le spectacle est désormais disponible sur Canal+ depuis avril 2026 — captation réalisée à Lille en novembre 2025, durée 62 minutes. Belge née en 1994 à Huy, co-autrice du spectacle « Bérengère Krief : Sexe », chroniqueuse sur France Inter pendant 5 ans : portrait d’une artiste au style unique entre mélancolie, absurde et difficulté assumée de devenir adulte.
Fanny Ruwet a la particularité rare d’être à la fois belge, chroniquense française, autrice, podcasteuse, scénariste — et humoriste de scène dont les spectacles remplissent l’Olympia. Cette multiplicité n’est pas un éparpillement : c’est la même voix, le même regard, la même façon de formuler les choses avec une précision légèrement décalée, dans des formats différents.
Elle naît en 1994 dans la campagne de Huy, en Belgique. Elle fait des études de communication, débute à la radio, lance des podcasts. En 2019, elle lance sa chronique humoristique dans La Bande originale présentée par Nagui sur France Inter — et la tient pendant cinq ans. Simultanément, elle crée son premier spectacle Bon Anniversaire Jean — « un concentré de lose, de drôlerie et de mélancolie », selon THEATREonline — et le tourne en France, Belgique et Suisse à partir de 2020.
« On disait qu’on faisait la fête » : l’inventaire des doutes adultes
Son deuxième spectacle, créé en 2024, porte un titre qui dit beaucoup. « On disait qu’on faisait la fête » — la formule à l’imparfait, ce temps de ce qui ne se fait plus tout à fait, de ce qu’on croyait avoir et qu’on ne sait plus trop comment retrouver. C’est la désorientation de la trentaine, formulée avec l’ironie d’une artiste qui préfère en rire plutôt que s’en plaindre.
Fanny Ruwet le résume comme « un seul-en-scène grinçant et tendre » où elle rit « de ce qui angoisse » — notamment la difficulté à devenir adulte ou à en adopter les codes. Selon Sortiraparis, le spectacle prend la forme d’un inventaire de doutes, de micro-anecdotes et de pensées inconfortables sur la vie d’adulte : comment se faire de nouveaux amis en étant adulte et sobre ? Est-ce normal de ne rien comprendre au monde ? Quelle est la meilleure manière de faire disparaître un corps ?
« Le spectacle ne répond à aucune de ces questions, mais il a le mérite de les poser » — cette formule de la description officielle est caractéristique de son humour : l’honnêteté totale sur les limites de ce qu’on peut résoudre, associée à la conviction que poser les bonnes questions est déjà suffisant pour une soirée.
L’Olympia le 2 janvier 2026 : un signal fort
Jouer à l’Olympia le 2 janvier 2026 — dès le début de l’année, dans la salle mythique du boulevard des Capucines — est un choix symbolique. C’est une date qui dit : ce spectacle mérite la plus grande scène possible dès maintenant. Et c’est aussi un pari risqué : le 2 janvier, les gens rentrent de vacances, sont fatigués, ont dépensé leur argent pour les fêtes. Remplir l’Olympia ce soir-là, c’est la preuve d’un public fidèle et engagé.
Sa tournée l’avait menée à l’Olympia — « qu’elle parvient à remplir début 2026 », selon Wikipédia. Le plein à l’Olympia confirme que l’artiste est passée de la notoriété de niche (les auditeurs de France Inter, le public des comedy clubs) à une présence nationale.
Canal+ : le spectacle disponible depuis avril 2026
La captation de « On disait qu’on faisait la fête » a été réalisée à Lille en novembre 2025. Elle dure 62 minutes et est diffusée sur Canal+ depuis avril 2026 selon Wikipédia. Ce n’est pas anodin : être sur Canal+ signifie toucher des millions d’abonnés qui n’auraient peut-être pas vu le spectacle en salle. C’est aussi une forme de consécration — Canal+ ne programme pas tout le monde.
La diffusion sur Canal+ est également un signal pour les professionnels du secteur : Fanny Ruwet est à un niveau de reconnaissance qui justifie une captation et une diffusion nationale. C’est là que sa trajectoire rejoint celle d’autres artistes belges qui ont fait leur carrière principale en France — Alex Vizorek, Guillermo Guiz — avec cette particularité d’un regard légèrement décalé sur les codes français.
Co-autrice de « Bérengère Krief : Sexe »
Fanny Ruwet est aussi co-autrice du spectacle « Bérengère Krief : Sexe », aux côtés de Jessé Rémond Lacroix, mis en scène par Pamela Ravassard. Ce spectacle a joué au Théâtre Édouard VII (27 janvier-11 février 2026) et au Théâtre Victor-Hugo (13 mai 2026). Cette collaboration dit quelque chose sur la reconnaissance de Fanny Ruwet comme autrice — pas seulement comme interprète. Les artistes qui écrivent pour d’autres sont généralement ceux dont la plume est la plus identifiée et la plus demandée.
L’humour de Fanny Ruwet, selon Télérama : « une heure d’un spectacle drôle, introspectif et décomplexé, parfaitement mené. » Selon Le Parisien : « un esprit acéré qui dézingue et tape dans le mille. » Selon Les Inrockuptibles : « un humour aussi hilarant que touchant — et parfois un brin déconcertant. » Trois critiques, trois formulations différentes du même constat : quelque chose de rare et de précis.
Questions fréquentes sur Fanny Ruwet
Qui est Fanny Ruwet ?
Fanny Ruwet est une humoriste et autrice belge née en 1994 à Huy. Elle a tenu une chronique sur France Inter pendant 5 ans, lancé plusieurs podcasts dont Les Gens Qui Doutent, écrit un roman, réalisé un court-métrage, et joué deux spectacles : Bon Anniversaire Jean (2019) et On disait qu’on faisait la fête (2024). Elle est aussi co-autrice du spectacle de Bérengère Krief.
Où voir « On disait qu’on faisait la fête » de Fanny Ruwet ?
La captation du spectacle est disponible sur Canal+ depuis avril 2026 (62 minutes). Pour les dates de tournée en salle, consultez les billetteries en ligne.
Quel est le style de Fanny Ruwet ?
Fanny Ruwet pratique un humour introspectif, légèrement nonchalant, fondé sur des questions existentielles formulées avec précision et autodérision. Télérama parle d’un spectacle « drôle, introspectif et décomplexé », Les Inrockuptibles d' »un humour hilarant, touchant et parfois déconcertant ».
