Le temps qui court de Lise Dion : un one-woman show touchant qui apprivoise le passage du temps
Le temps qui court marque le retour triomphal de Lise Dion après six ans d’absence des planches. Créé en octobre 2011 à la Salle Albert-Rousseau de Québec, ce troisième one-woman show explore avec tendresse et hilarité le passage à la cinquantaine, l’évolution des personnages récurrents (Marcel et les ados devenus adultes) et les nouvelles obsessions contemporaines. Mis en scène par Michel Courtemanche, le spectacle a conquis plus de 365 000 spectateurs en 425 représentations sur quatre ans, remportant le Félix Spectacle de l’année – Humour en 2012 et l’Olivier Spectacle le plus populaire en 2013.
Où voir Le temps qui court ?
Les informations ci-dessous sont données à titre indicatif. Pour connaître les dates actuelles et la disponibilité, consultez les plateformes officielles mentionnées en fin d’article.
Le temps qui court a été présenté d’octobre 2011 au 28 juin 2015 dans 425 représentations à travers le Québec et certaines régions francophones. La tournée est désormais terminée. Le spectacle a fait l’objet d’une captation commercialisée en DVD et Blu-ray le 10 novembre 2015, également disponible sur Apple TV et TVA+ en streaming. Cette version enregistrée d’1h53 permet de découvrir le spectacle qui a consolidé la position de Lise Dion comme humoriste incontournable de sa génération et qui lui a valu de recevoir en 2013 une plaque soulignant la vente d’un million de billets en carrière.
Fiche technique
Création
- Date et lieu de création : Octobre 2011 à la Salle Albert-Rousseau, Québec (représentations du 18 au 20 octobre)
- Artiste : Lise Dion
Format
- Type : One-woman show / Storytelling avec numéro musical
- Durée : 1h53 (version captée)
- Public : Tout public adulte et adolescent – Humour mature sur le vieillissement accessible et bienveillant
Équipe artistique
- Écriture et interprétation : Lise Dion
- Mise en scène : Michel Courtemanche
- Production : Auto-produite par Lise Dion
Récompenses
- 2012 : Félix ADISQ – Spectacle de l’année – Humour
- 2013 : Olivier – Spectacle le plus populaire
Concept et univers
Le pitch en quelques mots
Après six ans d’absence, Lise Dion retrouve son public pour donner des nouvelles : elle a passé le cap de la cinquantaine et constate qu’elle « craque, plisse et parle toute seule maintenant ». Entre Marcel qui vieillit aussi, les ados qui ne sont plus vraiment ados, les vacances dans le sud, la technologie envahissante, les préparatifs de funérailles et la bucket list qui s’allonge, elle explore le temps qui file avec autodérision et un numéro musical exceptionnel.
Genèse et contexte de création
Le spectacle naît d’une double nécessité : personnelle et artistique. Après Le temps qui court en tournée qui s’était terminé en 2005 avec 400 000 spectateurs, Lise Dion s’était consacrée à d’autres projets (télévision, mise en scène, cinéma) avant de ressentir le besoin de retrouver les planches. En 2011, elle publie également son premier livre Le secret du coffre bleu, récit sur la vie de sa mère, témoignant d’une période de bilan personnel. Le spectacle s’inscrit dans cette réflexion sur le temps, la transmission et la maturité. Confier la mise en scène à Michel Courtemanche, qu’elle admire profondément, constitue un défi que Lise Dion se lance à elle-même : « Je lui ai demandé de se charger de la mise en scène pour me forcer à me surpasser en l’épatant. » Cette exigence artistique se ressent dans la construction du spectacle, plus sophistiquée que les précédents.
L’univers scénique
Le dispositif scénique conserve le minimalisme caractéristique des one-woman shows de Lise Dion tout en y ajoutant une dimension visuelle nouvelle. Michel Courtemanche intègre une vidéo d’ouverture composée d’archives personnelles (photos de naissance, moments marquants avec ses enfants, son travail, ses spectacles) accompagnée de la chanson Le temps qui court interprétée par Lise elle-même. Cette introduction émotionnelle crée d’emblée une atmosphère de retrouvailles intimes avant que le rideau tombe et que l’artiste fasse son apparition sous les applaudissements. Les jeux de lumière, plus élaborés que dans les spectacles précédents, soulignent les transitions entre les différents tableaux. Pour le numéro musical final « Pop Académie », l’ajout d’un piano (Brigitte Leclerc) et d’une guitare (sans corde, pour ne pas « taper sur les nerfs ») enrichit le dispositif sans le surcharger. L’identité visuelle du spectacle joue sur le passage du temps, avec des tonalités plus douces qu’auparavant.
Structure et construction
Le spectacle adopte une architecture en segments thématiques fluides qui s’enchaînent naturellement. La vidéo d’ouverture établit le cadre temporel et émotionnel. La première partie explore les conséquences du vieillissement avec autodérision (technologie, GPS, mort, burqa, CHSLD). La seconde partie développe des thèmes plus personnels (équitation, relations) avant de culminer sur le numéro musical « Pop Académie » qui constitue le climax énergétique du spectacle. Cette construction dramaturgique suit une progression des constats humoristiques vers la célébration musicale, créant un arc narratif qui laisse le public sur une note joyeuse malgré des thèmes parfois graves. Michel Courtemanche structure le rythme en alternant moments posés et accélérations, respirations émotionnelles et explosions comiques.
Thèmes et contenu
Le temps qui court explore la maturité sous de multiples angles, transformant les angoisses du vieillissement en matériau comique généreux.
Le passage du temps et le vieillissement
Thème central du spectacle, le vieillissement est abordé frontalement dès l’ouverture. Lise Dion, proche de la soixantaine lors de la création, assume les transformations physiques et psychologiques avec une autodérision qui désarme. « Je craque, je plisse et je parle toute seule maintenant » résume cette approche sans fard mais jamais misérabiliste. Le spectacle explore les complexes physiques nouveaux, la fatigue qui s’installe, les oublis plus fréquents, tout en refusant le pathos. L’originalité du traitement réside dans cette capacité à rire de ce qui pourrait angoisser, transformant la cinquantaine non en déclin mais en nouvelle étape de vie fertile en situations absurdes. Le numéro sur la préparation des funérailles (« Moi, je veux être exposée sur le côté, car je dors comme ça. Aussi bien être confortable non? ») illustre parfaitement cette tonalité : traiter de la mort avec légèreté sans la banaliser.
La technologie et la modernité déroutante
Le GPS qui « remplace Marcel dans l’auto quand il crie après moi », les téléphones intelligents incompréhensibles, les mots de passe impossibles à retenir, le magasin d’informatique kafkaïen : Lise Dion excelle dans la satire douce du décalage générationnel face à la révolution numérique. Ces séquences captent l’expérience universelle de la cinquantaine confrontée à des outils pensés pour les natifs du numérique. L’approche évite le discours réactionnaire pour privilégier l’absurde des situations : ce n’est pas la technologie qui est critiquée mais le hiatus entre les promesses de simplicité et la réalité complexe. Ces moments résonnent particulièrement auprès d’un public qui se reconnaît dans ces micro-défaites quotidiennes face aux écrans et aux interfaces.
La famille qui évolue et la bucket list
Marcel vieillit aussi, les ados sont devenus adultes (ou presque), modifiant les dynamiques familiales établies dans les spectacles précédents. Lise Dion actualise ses personnages récurrents, leur donnant une épaisseur temporelle qui enrichit le propos. Parallèlement, émerge la question de la bucket list : que faut-il absolument faire avant qu’il ne soit trop tard? L’équitation devient ainsi une aventure burlesque, métaphore de ces envies tardives qu’on se décide enfin à réaliser. Le numéro sur la femme de 92 ans en CHSLD, particulièrement touchant, aborde la question de la fin de vie et de l’isolement des personnes âgées avec une justesse qui provoque autant la réflexion que le rire. Cette dimension sociale, plus affirmée que dans les spectacles précédents, témoigne d’une maturité artistique nouvelle.
Ces trois axes thématiques se renforcent mutuellement, créant un portrait nuancé de la cinquantaine contemporaine où le rire devient outil d’apprivoisement du temps qui file.
Style et écriture
Le style comique
Le temps qui court approfondit le storytelling familial caractéristique de Lise Dion en y ajoutant une dimension plus introspective. L’humour reste ancré dans l’observation du quotidien mais gagne en complexité thématique, abordant des sujets comme la mort, le vieillissement ou l’isolement des aînés. Le registre de langue demeure accessible, mêlant expressions québécoises et situations universelles sans jamais céder à la vulgarité. Le rythme alterne habilement moments narratifs posés et punchlines ciselées, créant une dynamique qui maintient l’attention sur près de deux heures. Les références restent ancrées dans l’immédiat reconnaissable tout en élargissant le spectre thématique. L’influence du café-théâtre québécois persiste mais s’enrichit d’une réflexivité qui distingue ce spectacle des deux précédents.
La présence scénique
À 56 ans lors de la création, Lise Dion prouve que l’énergie scénique ne faiblit pas avec l’âge. La vitalité reste intacte, l’occupation de l’espace toujours aussi naturelle, mais s’y ajoute une profondeur émotionnelle nouvelle. Le rapport au public conserve cette complicité frontale qui fait sa marque, mais les retrouvailles après six ans d’absence créent une charge affective particulière. Les spectateurs l’applaudissent « à tout rompre » lors de son apparition, témoignant d’un manque réciproque. Cette connexion intime collective atteint son apogée lors du numéro musical « Pop Académie » où Lise Dion démontre une polyvalence vocale impressionnante, imitant Lynda Lemay, Gerry Boulet, Céline Dion, Isabelle Boulay et Ginette Reno avec justesse et humour. Cette démonstration de talent multiple renforce le charisme naturel de l’artiste.
L’écriture et la construction
L’écriture solo de Lise Dion (sans les collaborateurs des spectacles précédents François Léveillée et François Massicotte) témoigne d’une autonomie créative affirmée. La sophistication réside dans la construction en miroir : le spectacle s’ouvre sur des archives visuelles du passé et se referme sur des projections vers l’avenir (bucket list, préparation funérailles). Entre les deux, le présent de la cinquantaine avec ses joies et ses défis. Les call-backs à Marcel et aux ados créent une continuité avec les spectacles précédents tout en montrant leur évolution temporelle. L’équilibre narration/punchlines intègre des temps de respiration plus longs, assumant une dimension contemplative inédite. La progression dramaturgique suit une courbe émotionnelle claire : constat humoristique du vieillissement, exploration des conséquences, célébration finale par la musique.
La mise en scène
Michel Courtemanche apporte une dimension visuelle et rythmique qui enrichit le minimalisme habituel de Lise Dion. L’usage de la vidéo en ouverture crée un sas émotionnel efficace. Les transitions lumineuses soulignent les changements de ton sans jamais écraser la parole. Le numéro musical final bénéficie d’un accompagnement live (piano) qui élève le spectacle. Cette mise en scène « simple mais efficace » selon les critiques privilégie la clarté dramaturgique, permettant au public de suivre la progression sans confusion. Les jeux de lumière aux bons moments ponctuent l’action sans surcharge esthétique. Courtemanche réussit le pari d’enrichir la formule Dion sans la dénaturer.
Réception et impact
Reconnaissance officielle
En 2012, le spectacle remporte le Félix Spectacle de l’année – Humour au Gala de l’ADISQ, récompense particulièrement significative pour Lise Dion qui déclare : « C’est un trophée très important pour moi, car le Félix est remis à la fois par l’académie et les gens. C’est comme si les gens me disaient on t’aime et tu peux rester encore. » En 2013, il obtient l’Olivier Spectacle le plus populaire au Gala des Olivier, confirmant son succès public autant que critique. Cette même année 2013, lors d’un spectacle télédiffusé célébrant ses 25 ans de carrière, Lise Dion reçoit une plaque soulignant la vente d’un million de billets en carrière, exploit quasi inégalé pour un artiste québécois. Le temps qui court contribue significativement à cette consécration, représentant environ un tiers de ce million avec ses 365 000 spectateurs.
Réception critique
La presse salue unanimement ce retour après six ans d’absence. Les observateurs soulignent la maturité artistique du spectacle, sa capacité à aborder des sujets graves (vieillissement, mort, isolement) tout en maintenant l’efficacité comique légendaire de l’artiste. Le Vallée du Richelieu Express note que « ça rit, c’est prouvé! » après plus de 140 représentations, témoignant d’une construction solide qui ne s’essouffle pas. Les critiques apprécient particulièrement le numéro musical « Pop Académie », décrit comme « hautement réussi » et « exceptionnel », révélant une polyvalence vocale insoupçonnée. Certains observateurs notent que le spectacle se permet une critique sociale plus affirmée qu’auparavant, notamment avec le numéro de la vieille de 92 ans en CHSLD, qualifié de « triste réalité dépeinte de manière cocasse ». La collaboration avec Michel Courtemanche est saluée pour avoir apporté une sophistication visuelle sans trahir l’essence de Lise Dion.
Impact dans la carrière
Le temps qui court confirme que Lise Dion peut revenir après une longue absence sans perdre son public, bien au contraire. Les 425 représentations et 365 000 spectateurs démontrent une fidélité rare et une capacité à conquérir de nouveaux publics. Le spectacle établit également Lise Dion comme artiste capable de renouvellement : après l’énergie débordante des deux premiers, celui-ci assume une dimension plus contemplative et émotionnelle. Cette évolution influence manifestement le quatrième et dernier spectacle Chu rendue là (2018), qui approfondit encore ces thématiques du vieillissement et du bilan. Le temps qui court constitue ainsi une œuvre charnière, pont entre la jeune révélation des années 1990 et l’artiste mature des années 2010-2020.
Contexte dans le paysage comique
Dans l’histoire de l’humour québécois, le spectacle participe au mouvement qui voit les humoristes de la génération 1990 aborder la maturité en y trouvant un nouveau terreau comique. Lise Dion prouve qu’on peut faire rire avec la cinquantaine et le vieillissement sans tomber ni dans le misérabilisme ni dans le déni. Cette approche ouvre la voie à d’autres artistes qui n’ont plus à craindre de perdre leur public en vieillissant. Le spectacle innove également par son ambition : 425 représentations sur quatre ans pour un artiste qui revient après six ans d’absence témoigne d’une confiance et d’une énergie impressionnantes. Le succès prouve que le public québécois reste fidèle à ses artistes sur la durée, créant des carrières longues plutôt que des succès éphémères.
Pour qui ce spectacle ?
Fait pour vous si :
- Vous appréciez l’humour sur le vieillissement traité avec tendresse et autodérision
- Vous cherchez un spectacle mêlant rire, émotion et réflexion sur le temps qui passe
- Vous aimez les numéros musicaux intégrés à un récit cohérent (parodies et imitations vocales)
- Vous êtes sensible aux personnages récurrents qui évoluent dans le temps (Marcel, les ados)
- Vous recherchez un humour mature accessible à tous les âges sans vulgarité
Moins adapté si :
- Vous préférez l’humour énergique et purement divertissant sans dimension contemplative
- Vous êtes réfractaire aux thèmes du vieillissement et de la mortalité même traités avec humour
- Vous recherchez un spectacle radicalement nouveau plutôt qu’une évolution d’une formule établie
Public recommandé
- Âge : Adolescents et adultes (à partir de 13-14 ans). Le spectacle aborde des thèmes de vieillissement et de mortalité qui nécessitent une certaine maturité pour être pleinement appréciés, mais l’approche bienveillante le rend accessible aux jeunes adultes.
- Sensibilités : Aucun avertissement particulier. L’humour reste familial et bienveillant. Quelques thèmes potentiellement mélancoliques (isolement personnes âgées, préparation funérailles) traités avec légèreté.
Questions fréquentes sur Le temps qui court
De quoi parle Le temps qui court ?
Le spectacle explore la cinquantaine de Lise Dion : vieillissement physique, technologie déroutante, Marcel qui vieillit, ados devenus adultes, vacances dans le sud, bucket list, préparation funérailles, culminant sur un numéro musical imitant cinq chanteuses québécoises.
Qui a créé Le temps qui court ?
Lise Dion a créé ce spectacle en octobre 2011 à Québec avec la mise en scène de Michel Courtemanche. Il s’agit de son troisième one-woman show après six ans d’absence.
Quelle est la durée du temps qui court ?
Le spectacle dure 1h53 selon la version captée disponible en DVD et streaming, offrant une généreuse soirée d’humour et d’émotion.
Le temps qui court est-il adapté aux enfants ou adolescents ?
Le spectacle convient aux adolescents et adultes (à partir de 13-14 ans). Les thèmes du vieillissement et de la mortalité nécessitent une certaine maturité pour être pleinement appréciés.
Où peut-on voir Le temps qui court ?
La tournée s’est déroulée d’octobre 2011 au 28 juin 2015 avec 425 représentations. Elle est terminée. Le spectacle reste disponible en DVD/Blu-ray (sorti le 10 novembre 2015) et sur Apple TV et TVA+. Consultez le disclaimer en début d’article.
Quel type d’humour trouve-t-on dans Le temps qui court ?
Storytelling familial québécois sur le vieillissement, mêlant autodérision, observations sociales (technologie, CHSLD) et numéro musical « Pop Académie » imitant Lynda Lemay, Gerry Boulet, Céline Dion, Isabelle Boulay, Ginette Reno avec justesse et humour.
Le temps qui court a-t-il reçu des prix ?
En 2012 : Félix ADISQ Spectacle de l’année – Humour. En 2013 : Olivier Spectacle le plus populaire. Le spectacle a contribué à la plaque d’un million de billets vendus en carrière reçue par Lise Dion en 2013.
Existe-t-il un enregistrement du temps qui court ?
Oui, le spectacle est disponible en DVD/Blu-ray depuis le 10 novembre 2015 et en streaming sur Apple TV et TVA+. Durée : 1h53.
Le temps qui court : l’apprivoisement joyeux du temps qui file
Synthèse de l’essence
Le temps qui court se distingue dans la filmographie de Lise Dion par sa capacité à transformer l’angoisse du vieillissement en célébration de la maturité. Le spectacle refuse le déni comme le misérabilisme pour privilégier une lucidité joyeuse, rire de ce qui pourrait faire pleurer. Cette proposition artistique centrale, mêlant autodérision généreuse, observations sociales fines et numéro musical exceptionnel, crée une œuvre à la fois légère et profonde, divertissante et touchante. L’universalité des thèmes (temps qui passe, technologie déroutante, famille qui évolue) combinée à l’ancrage québécois spécifique produit un spectacle qui résonne bien au-delà de son public initial.
Place dans la carrière de Lise Dion
Ce troisième spectacle marque une évolution significative dans le parcours de l’artiste. Après six ans consacrés à la télévision, au cinéma, à la mise en scène et à l’écriture, Lise Dion revient aux planches avec une maturité nouvelle. Les 425 représentations et 365 000 spectateurs confirment sa capacité à maintenir un lien puissant avec son public sur la durée. Le spectacle démontre également qu’elle peut se renouveler thématiquement (le vieillissement plutôt que la jeune parentalité) tout en conservant son identité artistique. Cette réussite ouvre la voie au quatrième spectacle Chu rendue là (2018) et consolide définitivement sa position d’humoriste majeure de sa génération.
À qui s’adresse-t-il prioritairement ?
Le temps qui court touche particulièrement les adultes qui approchent ou traversent la cinquantaine, trouvant dans le spectacle un miroir bienveillant de leurs propres questionnements. Mais l’accessibilité du propos et la générosité du rire permettent une appréciation intergénérationnelle : les plus jeunes y découvrent avec tendresse les préoccupations de leurs aînés, les plus âgés s’y reconnaissent sans se sentir caricaturés. Le spectacle promet une expérience où le rire côtoie l’émotion, où la légèreté n’exclut pas la profondeur, porté par une artiste au sommet de son art.
Invitation à la découverte
Pour découvrir ce jalon de la maturité artistique de Lise Dion, le DVD et les plateformes de streaming offrent un accès privilégié à un spectacle qui a marqué le paysage de l’humour québécois des années 2010. Au-delà de cette œuvre, l’exploration de la carrière complète de Lise Dion révèle une artiste en constante évolution, dont la trajectoire de 35 ans témoigne d’une exigence et d’une générosité rares.
Pour aller plus loin
Autres spectacles de Lise Dion
- Lise Dion dans son premier one woman show (1997) – Spectacle révélation, 350 000 billets vendus
- Lise Dion en tournée (2002) – Deuxième spectacle, 514 représentations, 400 000 spectateurs
- Chu rendue là (2018) – Quatrième et dernier spectacle en carrière
Captations et enregistrements
- DVD/Blu-ray : Le temps qui court (10 novembre 2015) – Disponible chez Archambault et autres commerces
- Apple TV : Streaming intégral 1h53 : https://tv.apple.com/ca/movie/lise-dion—le-temps-qui-court/umc.cmc.3fl5o5sryecuijt9iei7xoe38
- TVA+ : Streaming Québec : https://www.tvaplus.ca/tva/lise-dion-le-temps-qui-court
- YouTube : Extraits et bande-annonce
Artistes et spectacles similaires
- Martin Matte : Les folies de Martin Matte (humour sur la maturité et l’évolution personnelle)
- François Morency : Furieusement calme (observation du quotidien et autodérision mature)
- Michel Courtemanche : Metteur en scène du spectacle, également humoriste québécois reconnu
Références et sources
- Productions 6e Sens (producteur officiel) :
- Page artiste : https://www.sixiemesens.ca/artiste/lise-dion/
- Page archives spectacle : https://www.sixiemesens.ca/artiste/lise-dion-archives/
- Articles et critiques :
- « Le temps qui court de Lise Dion » – Info-Culture, 19 octobre 2011 : https://info-culture.biz/2011/10/19/le-temps-qui-court-lise-dion/
- « Lise Dion retire la burqa de son spectacle » – Le Courrier du Sud, 2015 : https://www.lecourrierdusud.ca/lise-dion-retire-la-burqa-de-son-spectacle/
- « Les spectacles de Lise Dion toujours aussi courus » – Vallée du Richelieu Express, 2012 : https://www.valleedurichelieuexpress.ca/actualites/culturel/146087/les-spectacles-de-lise-dion-toujours-aussi-courus
- « Lise Dion en rappel Le temps qui court » – Conseil culture Abitibi-Témiscamingue, 7 avril 2015 : https://ccat.qc.ca/calendrier/lise-dion-en-rappel-le-temps-qui-court/
- Bases de données :
- Wikipedia FR : https://fr.wikipedia.org/wiki/Lise_Dion
- 1r2d.com archives : https://1r2d.com/varietes-et-speciaux-humoristiques/le-temps-qui-court/
- Streaming et commerce :
- Apple TV Canada : https://tv.apple.com/ca/movie/lise-dion—le-temps-qui-court/umc.cmc.3fl5o5sryecuijt9iei7xoe38
- TVA+ : https://www.tvaplus.ca/tva/lise-dion-le-temps-qui-court
- Archambault : https://www.archambault.ca/films/lise-dion-le-temps-qui-court/dion-lise/tva02238/?id=1780764
- Plateformes vidéo :
- YouTube promo DVD : https://www.youtube.com/watch?v=qVDVZLMf73M
- Facebook TVA diffusion : https://www.facebook.com/fanpage.lise.dion/videos/le-temps-qui-court-diffus%C3%A9-sur-tva/893061707803567/
- Nordinfo – Culture : https://nordinfo.com/culture/la-grande-lise-dion-est-de-retour-avec-le-temps-qui-court
